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 Travailler dans l'aérospatiale

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virtuous




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MessageSujet: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 20 Nov 2012 - 10:45

Bonjour, je suis en Terminale S et je voudrais plus tard travailler dans la conception de fusées et navettes. Puis peut-être fonder ma propre boîte, et/ou centre de recherches. Je sais que je dois faire 2 ans de prépa pour avoir SUPAERO ou ENSICA (y a aussi ENSMA mais on dirait qu'il y a que de la mécanique là-bas, c'est pas très général en aéro). Le problème c'est que j'en ai marre de voir des choses sans savoir à quoi ça va servir. Je voudrais rentrer dans le vif du sujet. Alors on m'a parlé de prépa intégrée qui sont plus ciblées, mais apparemment y a que l'IPSA et l'ESTACA et elles sont privées, sauf qu'on est pas très riche dans la famille donc je voudrais savoir si ça vaut le coup, c'est-à-dire c'est des écoles privées mais le salaire en sortie est au-dessus de la moyenne ? Est-ce que privée veut dire meilleure école, formation de qualité, enseignement meilleur ? (pour les lycées ça semble être le cas : privé >> public)

Est-ce qu'il y a des gens qui sont dans ces écoles ? Vous avez trouvé du travail facilement ? Avec quel salaire ? Et quelle évolution au niveau du poste et du salaire ?

Dans l'école même, j'ai vu que l'IPSA a eu la CTI seulement en 2011 alors que ça faisait plus de 50 ans qu'elle existait, pourquoi elle a pas eu avant ? Est-ce que ça cache quelque chose ? J'ai même entendu que cette école prend les élèves pour des boîtes à fric et qu'on y "achetait" le diplôme, que peu importe le niveau et on s'en fout que les profs soient mauvais, si on rate on a quand même facilement le diplôme, c'est vrai ?
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Syl35
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MessageSujet:    Mar 20 Nov 2012 - 11:12

virtuous a écrit:
Dans l'école même, j'ai vu que l'IPSA a eu la CTI seulement en 2011 alors que ça faisait plus de 50 ans qu'elle existait, pourquoi elle a pas eu avant ? Est-ce que ça cache quelque chose ? J'ai même entendu que cette école prend les élèves pour des boîtes à fric et qu'on y "achetait" le diplôme, que peu importe le niveau et on s'en fout que les profs soient mauvais, si on rate on a quand même facilement le diplôme, c'est vrai ?

Bonjour, quelle que soit l'école je pense qu'il faut savoir faire preuve d'esprit critique et ne pas se laisser avoir par des polémiques et préjugés qui sérieusement n'ont pas spécialement lieu d'être. Le mieux pour juger du niveau et de la reconnaissance d'un établissement est de regarder son carnet d'anciens et les postes que trouvent les étudiants sortant des dernières années. Car si une école fonctionnait réellement pour le fric, pourrait-elle obtenir une accréditation CTI alors que les critères sont assez sévères et surtout les entreprises majeures des secteurs aéronautique et aérospatiale (Dassault, Airbus, EADS, CNES, etc...) embaucheraient-il les étudiants du dit établissement? Quelle que soit notre vision, il faut creuser un peu et ne pas se contenter simplement de regarder la surface.

Le meilleur moyen de se faire un avis est d'aller aux salons, portes ouvertes (voire plusieurs fois) et de discuter avec des étudiants, tout en filtrant le trop négatif et le trop positif sur ce qui est dit (il y a toujours des mécontents ou d'autres qui ont un discours trop "formaté").

Après, on trace seul sont propre chemin, on peut être feignant et nul dans la meilleure école de France (dans une certaine limite pour ne pas être viré bien évidemment ;-) ) ou bosseur et sérieux dans une école de "moins bonne" réputation, au final ça fait toute la différence....
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virtuous




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 20 Nov 2012 - 11:19

Je suis d'accord mais on m'a dit que les boîtes s'intéressaient beaucoup au classement, qu'une bonne école aurait tel salaire et une autre moins bonne aurait un salaire plus bas, selon une grille des RH. Je trouve ça injuste et je voudrais pas qu'on m'arnaque. Sous prétexte que l'élève sort de l'X on lui affiche direct bon ingénieur, alors qu'un autre sortant d'une école moins bonne, on lui afficherait moins bon ingénieur alors que la réalité peut être le contraire. C'est les entreprises elles sont bornées là-dessus. Donc après moi j'essaie de me faire arnaquer le moins possible, ça me dégouterait que parce que quelqu'un a eu une meilleure école que moi est mieux payé alors qu'il est moins bon que moi.


Dernière édition par virtuous le Mar 20 Nov 2012 - 18:50, édité 1 fois
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Syl35
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 20 Nov 2012 - 12:57

Certes, des grilles de salaires existent mais uniquement dans certaines grosses entreprises (publique ou privée), mais c'est loin d'être la majorité des cas, il y a nombre de PME dans le domaine. D'ailleurs, en théorie, la grille est plutôt liée au type de poste et donc forcément un peu à la provenance de l'ancien étudiant. Dans le public et ce qui y touche, il y a par contre des "chasses gardées" sur certains hauts postes de direction pour lesquels il faut sortir de certaines formations dites des "grandes écoles", mais bon...

Après, si on prend l'exemple de la formation d'ingénieur aéronautique et spatial généraliste, il y a globalement des différences de niveau moyen entre les écoles citées. Bien que chaque étudiant soit différent, j'ai constaté une bonne différence de capacité de travail entre des étudiants Supaero, Centrale Lyon ou IPSA/ESTACA. Ceci n'étant cependant pas directement lié à la formation (qui est de qualité si "grande école" ou habilité CTI) en elle même mais aussi à la sélection et au recrutement. Il parait évident qu'une école privée qui ne peut compter que sur les scolarités des étudiants pour être un minimum rentable (et ce n'est pas facile crois-moi) doit recruter un peu plus large qu'un établissement publique ou fortement financé par le publique qui peut se permettre de ne prendre que la crème, bien que la crise est en train de modifier légèrement la donne.

Si tu as le niveau (et la volonté) pour entrer à Supaero après une bonne prépa ou à l'X (et faire ensuite X-Mines ou X-Supaero), ne te poses pas la question. Par contre il ne faut pas négliger les écoles d'ingénieurs (et parfois celles non ingénieur CTI) qui restent des parcours largement reconnus. Par ailleurs, il existe des formations dispensées par Supaero et autres grandes écoles après le diplôme d'ingénieur. Par exemple, les Mastères spécialisation ISAE, qui sont ouverts à un éventail très large d'étudiant (mais la sélection reste serrée car nombre de places limitées) sont très réputés dans l'industrie et apporte la cerise sur le gateau à ton CV si tu sors d'une école d'ingénieur autre.

Bref, il n'y a pas de voie royale à proprement dit. Evidemment plus l'école est côtée plus cela servira de carte de visite sur un CV, mais cela ne fait pas tout non plus. Les stages et les projest pendant la scolarité ont aussi leur importance. Il faut savoir ensuite faire reconnaitre ses qualités humaines et savoir se vendre un minimum. Fais un choix, assume-le et surtout va jusqu'au bout en te donnant à fond et tu auras un métier qui te plait avec un salaire te permettant de vivre normalement, même si d'autres gagnent plus (l'argent ne fait pas tout!!!).
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Argyre


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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 20 Nov 2012 - 13:31

virtuous a écrit:
... donc je voudrais savoir si ça vaut le coup, c'est-à-dire c'est des écoles privées mais le salaire en sortie est au-dessus de la moyenne ? Est-ce que privée veut dire meilleure école, formation de qualité, enseignement meilleur ? (pour les lycées ça semble être le cas : privé >> public)
Bonjour,

Voilà des a priori assez surprenant. Je pense que c'est plutôt le contraire, du moins dans le top 50 : les meilleures écoles sont publiques. La raison essentielle, c'est que les enseignants y sont pour la plupart des enseignants chercheurs. Ils sont donc amenés à suivre les dernières évolutions de leur domaine et, autant que possible, à les faire passer dans les cours, TP ou projets. En outre, il y a de plus en plus de rapprochements entre la recherche et l'industrie. Donc, forcément, cela conduit les écoles publiques à se rapprocher des problématiques industrielles, notamment à travers les projets ANR, européens, DGA, région, etc. et les plateformes technologiques.
Ainsi, la région Toulouse - Bordeaux, qui constitue l'axe du pôle de compétitivité régional AESE ("Aéronautique, Espace et Sytèmes Embarqués") grâce à la présence de grandes entreprises du secteur spatial, accueille inévitablement de nombreuses écoles qui citent comme partenaire un acteur majeur du spatial. Ces écoles ne sont pas dédiées uniquement au spatial, mais elles proposent une formation qui peut conduire à un métier dans le domaine spatial, dans un domaine pointu qui est à peine survolé dans les autres écoles.
A titre d'exemple, la problématique facteurs humains du projet d'avion suborbital d'Astrium est abordée dans une école de l'Institut Polytechnique de Bordeaux.

Cordialement,
Argyre
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Space Opera
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 20 Nov 2012 - 13:47

Argyre a écrit:
les meilleures écoles sont publiques. La raison essentielle, c'est que les enseignants y sont pour la plupart des enseignants chercheurs.
Heuuu c'est pas la fac non plus hein. Etant issu d'une de ces "grandes" écoles (avec des gros guillemets), je peux te garantir que des chercheurs (dans le sens académique du terme), il n'y en avait pas des masses parmi les enseignants.
A la fac par contre, c'est une toute autre histoire, mais le but n'est pas de former des ingénieurs...
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Argyre


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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 20 Nov 2012 - 15:10

Space Opera a écrit:
Argyre a écrit:
les meilleures écoles sont publiques. La raison essentielle, c'est que les enseignants y sont pour la plupart des enseignants chercheurs.
Heuuu c'est pas la fac non plus hein. Etant issu d'une de ces "grandes" écoles (avec des gros guillemets), je peux te garantir que des chercheurs (dans le sens académique du terme), il n'y en avait pas des masses parmi les enseignants.
A la fac par contre, c'est une toute autre histoire, mais le but n'est pas de former des ingénieurs...

Théoriquement, que ce soit dans une école d'ingénieurs ou dans une formation universitaire, on y trouve les mêmes postes, à savoir maître de conférences et professeur des universités faisant enseignement et recherche. Il y a aussi des "PRAG", professeurs agrégés ayant double charge d'enseignement et pas de recherche, des professeurs associés venant de l'industrie et le reste ce sont des vacataires, venant d'un peu partout pour combler les manques.
En école d'ingénieurs, il y a généralement beaucoup plus d'heures que dans les autres cursus, ce qui pourrait expliquer ton sentiment. Comme il n'y a pas plus d'enseignants chercheurs qu'ailleurs, il y a beaucoup de vacations et comme on privilégie le partenariat avec les entreprises, il y a beaucoup de cours assurés par des gens qui viennent du monde de l'entreprise.
C'est la seule explication que je vois.
Et je me permets de rajouter que les enseignants chercheurs associés aux Ecoles contribuent très largement aux publications scientifiques. Ce ne sont certainement pas des chercheurs de seconde zone.

Cordialement,
Argyre
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virtuous




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 20 Nov 2012 - 18:51

Et pour créer une boîte ou un centre de recherche, comment ça marche ? Est-ce qu'on est obligé d'avoir beaucoup d'argent ?
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tHe_LaMaN


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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 20 Nov 2012 - 18:59

Voici un super conseil pour travailler dans le spatial qui venait de Open NASA (http://open.nasa.gov/blog/2011/05/24/teaching-learning/) :
"Passion is what gives you legitimacy. There’s no shortage of work, just a shortage of people to pay you. Are you interested in an industry or a subject? Stop waiting for a job, go and offer to add value."
Donc pour ta question sur fonder sa boîte, l'élément fondamental c'est : en quoi va-t-elle ajouter de la valeur par rapport à ce qui se fait déjà sur le marché ? ;o)
Et non il n'y pas besoin d'avoir beaucoup d'argent : avec un bon business plan, de la passion et un bon pitch, tu peux lever de l'argent auprès d'investisseurs (nombreux, en ces temps où les placements traditionnels génèrent un retour sur investissement excessivement faible).
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Jeep


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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mer 21 Nov 2012 - 11:53

Concernant la formation ingénieur, je rejoins totalement les propos d'Argyre, y compris pour ce qui concerne les enseignant chercheur, ça correspond bien à ma propre expérience.
Les école publiques sont les plus reconnues et les frais de scolarités y sont les plus bas (voir nul pour les boursiers).

Si tu optes pour une formation de ce type, sache que tu devras, que se soit en prépa classique ou intégrée, obligatoirement acquérir des connaissances théoriques de façon abstraite (donc pas toujours directement appliquées).
Suivant le parcours choisi, les spécialisation ne sont pas les même, ce qui permet de moduler cela. Au niveau prépa, si tu souhaite rester proche du concret, la filière PTSI/PT me semble un bon compromis et la concurrence y est moindre.Il est également possible d'intégrer ses école en venant d'une autre formation, c'est à voir suivant l'école qui t'intéresse.

Ne néglige pas non plus des écoles plus généralistes proposant soit une spécialisation dans le domaine qui t'intéresse ou en envisageant un master spécialisé par la suite.
Question salaire, il me semble que la plupart des grandes entreprises du secteur (EADS, SAFRAN, etc) on des convention et donc lé niveaux de l'école influe sur le salaire à première embauche.
Une formation complémentaire (master spé, double diplome...) est souvent valorisé. Mais attention, il ne faut pas croire les chiffres annoncés par les écoles. Il vaut mieux se renseigner sur des sources plus fiables telles que l'Apec, Cadre emploi, l'usine nouvelle etc, qui font des enquêtes sur le sujet et discuter avec des personnes en poste.

Pour ce qui est de la facilité de trouver un emploi, actuellement c'est de l'ordre de 2 mois environ en sortie d'une "grande école", ce qui veut dire très facilement vu la situation économique.

Essaye de rencontrer le maximum de monde (enseignants, élèves, chercheurs, ingénieur en poste ...) pour te faire un avis.
Ne néglige aucune piste.


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Laïka




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mer 21 Nov 2012 - 14:52

ISAE etc ..
http://www.lemonde.fr/orientation-scolaire/article/2011/06/20/comment-airbus-recrute_1537359_1473696.html

Côté salaire, pour un junior il sera correct sans être mirobolant (~2000e) c'est l'industrie pas la finance, j'ai connu des types (genre supelec) qui ont refusé pour signer à 500e de plus dans la banque. Au final ils surveillent des ordis ...

Monter sa boite est très difficile, mieux vaut faire son trou, nouer des relations et comprendre comment le secteur fonctionne de l’intérieur avant.

Enfin ne pas hésiter à prendre des billets de train pour discuter avec les dernières années
d'un cursus avant d'y mettre un pied.
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D@vid


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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Jeu 22 Nov 2012 - 15:58

Salut Virtuous,

Conseil fondamental qu'on aurait dû me donner quand je me posais exactement les mêmes questions que toi il y a quelques années : ce n'est pas du tout l'école qui détermine dans quel domaine tu vas travailler !

Moi je m'étais focalisé sur supaero, que j'ai loupé au concours et ça été super dur à avaler, mais maintenant je suis bien parti pour bosser dans le spatial alors que j'ai fait une autre école généraliste. Ce qui a été déterminant: les associations dont j'ai fait parti (asso de l'école qui contruit des fusées, sur un CV ça passe bien déjà), les projets que j'ai soutenus (dans mon école on pouvait mener certains projets en choisissant les thèmes, j'ai fait que du spatial), et les stages (notamment stage de fin d'étude de 6 mois, que je fais en ce moment chez Thales Alenia Space).

Prépa, IUT, ou prépa intégrée pour y parvenir, là c'est une autre question qui dépend de toi... C'est vrai que je n'ai pas vraiment un bon à priori de "petites écoles" comme l'IPSA qui ne sont pas reconnues. Il faut carrément mieux faire une école plus ancienne, qui est connu du monde du travail. Il y a des centaines d'écoles de mécanique par exemple, pas besoin que ça soit marqué "spatial" sur le diplôme pour en faire sa carrière ! Wink
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virtuous




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Ven 23 Nov 2012 - 23:03

En fait si je veux monter ma propre boite c'est parce qu'en faisant des recherches sur Internet, j'ai découvert que l'aérospatiale c'est surtout les satellites, les missiles, la défense et autres armes militaires, alors que moi ce qui m'intéresse c'est les "avions de l"espace" donc les fusées et les navettes et y en a pas beaucoup des boites qui travaillent sur ça.

Pour les écoles, j'ai peur qu'en allant dans une école pas spécialisée dans le domaine aéronautique/aérospatial ça va être plus dur de trouver un stage dans les entreprises concernées (car y a déjà des écoles qui forment spécialement pour ça), et donc si je finis quelque part qui n'a rien à voir avec l'aéro pour mon stage, mon école ne pourra pas me sauver vu qu'elle n'est pas spécialisée dedans et ceux qui sortiront des écoles spécialisés vont être prioritaires et vont prendre tous les postes. Donc c'est peut-être mieux si je vais dans une école spécialisée non ? Donc en postbac, prépa intégrée, y a l'ESTACA et l'IPSA. Bien que l'ESTACA est plus connue, j'ai l'impression que l'IPSA est plus spécialisée dans l'aéro, l'ESTACA semble être plus automobile, et apparemment l'IPSA même si n'est globalement pas connue, elle est bien connue par les entreprises du domaine aéero. Ca m'aiderait beaucoup si quelqu'un de ces deux écoles pouvaient en parler.
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cosmochris




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Sam 24 Nov 2012 - 9:57

virtuous a écrit:
En fait si je veux monter ma propre boite ......., alors que moi ce qui m'intéresse c'est les "avions de l"espace" donc les fusées et les navettes et y en a pas beaucoup des boites qui travaillent sur ça.

Pour cela, et ça répond aussi à une question posée plus haut, il faut beaucoup, vraiment beaucoup d'argent et ce n'est pas le professionnel lambda qui y parvient, mais Elon Muk, Jeff Bezos, etc.

virtuous a écrit:
Pour les écoles, j'ai peur qu'en allant dans une école pas spécialisée dans le domaine aéronautique/aérospatial ça va être plus dur de trouver un stage dans les entreprises concernées (car y a déjà des écoles qui forment spécialement pour ça)

Les stages sont en effet très importants. Le secteur visé (fusées et avions de l'espace) peut s'aborder par bien des côtés (pour simplifier : aérodynamique, thermique, matériaux de structure, traitements de surface, propulsion, systèmes embarqués, etc), et il est souvent difficile de savoir, quand on est en Terminale, dans lequel on voudra s'investir. C'est ce qu'on découvre dans l'enseignement supérieur, la réalité de la science et de l'ingénierie correspondant à ces différents aspects et le goût qu'on a pour tel ou tel domaine. Je ne peux que conseiller une solide formation généraliste, avec le choix des "bonnes" options et "bons" stages au bon moment.

Pour le choix de telle ou telle Ecole ou Master, il est certain que l'environnement et les activités de recherche de l'équipe d'enseignants-chercheurs joue : par exemple à Toulouse, où je connais bien la situation, il n'y a pas que l'ISAE : de très nombreux diplômés Bac + 5 de l'Université Paul-Sabatier (Master Science des Matériaux, Master Génie Mécanique, etc) ou des Ecoles de l'INPT (ENSIACET, ENSEEIHT) ou l'INSA s'insèrent professionnellement dans les entreprises du secteur aérospatial. Ainsi bien sûr, et de plus en plus, que les Bac + 8, titulaires du Doctorat.
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Sam 24 Nov 2012 - 11:54

virtuous a écrit:
[...]
Pour les écoles, j'ai peur qu'en allant dans une école pas spécialisée dans le domaine aéronautique/aérospatial ça va être plus dur de trouver un stage dans les entreprises concernées (car y a déjà des écoles qui forment spécialement pour ça), et donc si je finis quelque part qui n'a rien à voir avec l'aéro pour mon stage, mon école ne pourra pas me sauver vu qu'elle n'est pas spécialisée dedans et ceux qui sortiront des écoles spécialisés vont être prioritaires et vont prendre tous les postes.
[...]

Rassure-toi, les ingés sortant d'écoles spécialisées ne vont pas prendre tous les postes !
AMHA, il vaut mieux sortir d'une bonne école généraliste que d'une formation inconnue spécialisée dans le domaine.
Pour ce qui est des stages, seul les plus long (mois) sont vraiment significatifs et ne pas en avoir fait dans le secteur visé n'est pas rédhibitoire. Par exemple, si tu souhaite être ingénieur calcul de structure, tu peux très bien avoir fait un stage à ce poste là dans une entreprise d'un secteur autre que l’aérospatiale et être ensuite recruté sur les compétences que tu auras développés dans ton entreprise rêvée.
Rien n'est tracé à l'avances

Plutôt que de chercher une entreprise travail sur tel projet, je te conseillerai de d'abord chercher à savoir quel métiers tu veux faire.
D'autant plus que les entreprises travaillant dans le secteur de la défenses sont souvent les même que celle travaillant pour le civile (par exemple Astrium travail sur des satellites, sur Ariane 5 , sur le M51, etc...).
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Sam 24 Nov 2012 - 13:54

virtuous a écrit:
En fait si je veux monter ma propre boite c'est parce qu'en faisant des recherches sur Internet, j'ai découvert que l'aérospatiale c'est surtout les satellites, les missiles, la défense et autres armes militaires ...

Il faut être réaliste aussi, les plus gros budgets spatiaux des principales puissances du monde sont militaires (DOD américain > NASA, Chine, Russie, "France?")... Mais heureusement il reste bien de la place pour des développements civils, cela dit dans une période de crise comme nous traversons, il est évidemment plus difficile de trouver des investisseurs sur un projet qui va mettre des années à sse concrétiser avec des risques importants. Et puis il faut encore avoir une idée qui arrivera réellement à être commercialisée dans le civil ce qui n'est pas gagné.
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DeepThroat


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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Sam 24 Nov 2012 - 22:46

La situation est très simple: les grandes boites achètent de l'ingénieur au Kg, comme le boeuf, selon la provenance c'est plus ou moins cher. Il y a une grille de classement des écoles qui détermine le salaire de départ avec quelques variations selon les formations complémentaires. Dans l'ensemble les recruteurs au niveau RH sont totalement incompétents en matière technique, ils suivent donc la grille et essaient vaguement de comprendre ce que le candidat a fait. Du moment que celui qui a ouvert le poste a donné son accord la RH fait de l'administratif.
Les écoles sont en gros classées par ordre de difficulté d'entrée. Il n'est pas nécessaire d'avoir fait une spécialité air/espace pour travailler dans le domaine. L'électronique, la mécanique sont aussi des voies d'accès. D'ailleurs les formations scolaires ne correspondent que fort moyennement à la réalité industrielle.
Si on a de grosses capacités de travail (ou que l'on est génial, mais c'esst plus rare) le peloton de tête est du genre X, Centrale (Paris), Sup'aéro, Supélec. Ensuite il y a un paquet d'écoles de plus ou moins même niveau: ENSICA, ESTACA, INSA... Les écoles à prépa intégrées ne sont pas à négliger de même que le parcours DUT + école.
La différence ne se fait pas tant au salaire d'embauche que dans la progression de carrière. On ne proposera pas les mêmes jobs à un Centrale qu'à un INSA. Ceci dit, comme dans le reste de la société en général, le 'mérite républicain' pèse peu face aux copinages et réseaux et l'on retombe dans la problématique de la notoriété des écoles: le réseau de l'X est bien meilleur que celui de 'l'école des aérostiers de pedzouille les oies'....
On n'est pas obligé de faire dans le militaire, il y a quand meême beaucoup d'applications civiles en la matière (Airbus..., Ariane...) .
Si l'objectif est de devenir riche mieux vaut aller voir la banque et la finance pas la peine de tourner autour du pot!
En résumé, viser le plus haut possible dans le classement des écoles et éventuellement se spécialiser ensuite. Ne pas se faire d'illusions, plus l'école est de haut niveau, plus l'enseignement est abstrait.

Bons Vols
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virtuous




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Dim 25 Nov 2012 - 12:16

D'accord mais imaginons qu'un tel sorte de l'X (par exemple) mais que dans son école il a pas fait grand chose et qu'un autre sorte d'une école moins bonne mais qui a été très sérieux dans sa formation, celui-ci sera meilleur ingénieur que celui de l'X. C'est quand même injuste de s'arrêter à un classement donc. Je suis quasi sûr que si les entreprises croient qu'une école sort de meilleurs diplômés c'est parce qu'elle n'a jamais pris d'autres écoles, et n'a donc pas pu voir l'éventualité que ces autres écoles sortent de meilleurs ingénieurs. Donc à force de prendre toujours les mêmes écoles soi-disant meilleures, elles n'y connaissent absolument rien aux autres écoles et elles leur affichent "moins bons ingénieurs" sans connaissance de cause, comme "juger sans connaître". Mais rassurez-moi, même si au début l'X est mieux payé que l'autre, si cet autre s'avère meilleur ingénieur au boulot que l'X, il va évoluer plus vite en poste et salaire que l'X qui lui va stagner ? Les entreprises vont offrir des promotions au meilleur des deux, pas à celui qui a fait la meilleure école ? Pour simplifier, l'école ça aide que pour le premier salaire donc ? Ensuite quand l'entreprise s'est rendue compte des compétences de chacun, c'est le meilleur au niveau compétence et non la meilleure école qui va avoir un salaire plus gros par la suite ? Donc pour le deuxième salaire, l'autre de l'école moins côtée aura un meilleur 2ème salaire que celui qui vient de l'X ?


Dernière édition par virtuous le Dim 25 Nov 2012 - 19:43, édité 1 fois
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Laïka




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Dim 25 Nov 2012 - 13:56

Ne vous inquiétez pas pour les X, j'en connais un ou deux, ils sont à londres.
Ils payent aussi le fait d'avoir une formation généraliste, faut pas croire.
L’expérience c'est très important, contrairement aux allemandes, les boites françaises forment peu. Elles veulent des gens opérationnels.
(certes les RH ont tendance à regarder les grilles et des neuneus passent aussi)
Il y a du bon taff dans l'industrie à condition de taper juste.
La reconversion est le principal problème, à long terme on sait jamais, l'aéro s'en sort plutôt bien. (auto et chimie à proscrire)
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Jeep


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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Dim 25 Nov 2012 - 22:46

virtuous a écrit:
[...]
Mais rassurez-moi, même si au début l'X est mieux payé que l'autre, si cet autre s'avère meilleur ingénieur au boulot que l'X, il va évoluer plus vite en poste et salaire que l'X qui lui va stagner ? Les entreprises vont offrir des promotions au meilleur des deux, pas à celui qui a fait la meilleure école ? Pour simplifier, l'école ça aide que pour le premier salaire donc ? Ensuite quand l'entreprise s'est rendue compte des compétences de chacun, c'est le meilleur au niveau compétence et non la meilleure école qui va avoir un salaire plus gros par la suite ? Donc pour le deuxième salaire, l'autre de l'école moins côtée aura un meilleur 2ème salaire que celui qui vient de l'X ?

Les enquêtes montrent plutôt le contraire, plus le temps passe, plus l'écart entre les salaires se creuse. Ainsi, si l'écart reste modéré en début de carrière entre celui sortant de l'X et celui sortant d'une école "lambda", le salaire du polytechnicien augmentera beaucoup plus rapidement que celui de l'autre.
Si le plus important pour toi est de te faire de l'argent, c'est pas vers cette profession qu'il faut s'orienter.

Comme expliqué plus haut, la sélectivité à l'entrée des écoles n'est pas partout la même et l'enseignement varie aussi. Par exemple, à l'X on y enseigne par exemple la relativité restreinte, tu ne trouveras pas ou très peu d'autres écoles où c'est le cas, les polytechniciens ont donc des connaissances théoriques fondamentales plus poussées que d'autres. A l'inverse, aux Arts et Métiers, les élèves y font, entre autre, de la fonderie et de l'usinage, la connaissance pratique du monde industriel y est plus développée.
Les entreprises connaissent ces différences, c'est pour cela qu'elles recrutent des profils particuliers à des postes bien particuliers. Ce qui expliques les différence de salaire et de poste à la première embauche.
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virtuous




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Lun 26 Nov 2012 - 0:06

Vraiment ? L'élève de l'X en question étant moins bon ingénieur car il n'a pas suivi sérieusement les cours serait quand même mieux payé que l'autre qui est meilleur ? Les entreprises même après avoir constaté que l'X est moins bon que l'autre va le faire évoluer plus rapidement ? Elles sont vraiment obsédées par le classement alors ces entreprises, jusqu'à la stupidité pour ne pas voir qui est le meilleur des deux !

PS : l'X c'est qu'un exemple pour ceux qui ne l'ont pas compris, j'aurais pu dire centrale, mines...

Mon but c'est pas de faire de l'argent mais comme je l'ai déjà dit, c'est de ne pas me faire arnaquer et donc ne pas être moins bien payé qu'un autre ingénieur moins bon que moi sous prétexte que je sors d'une école moins côtée.
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D@vid


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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Lun 26 Nov 2012 - 0:10

virtuous a écrit:
Vraiment ? L'élève de l'X en question étant moins bon ingénieur car il n'a pas suivi sérieusement les cours serait quand même mieux payé que l'autre qui est meilleur ? Les entreprises même après avoir constaté que l'X est moins bon que l'autre va le faire évoluer plus rapidement ? Elles sont vraiment obsédées par le classement alors ces entreprises, jusqu'à la stupidité pour ne pas voir qui est le meilleur des deux !

PS : l'X c'est qu'un exemple pour ceux qui ne l'ont pas compris, j'aurais pu dire centrale, mines...

Mon but c'est pas de faire de l'argent mais comme je l'ai déjà dit, c'est de ne pas me faire arnaquer et donc ne pas être moins bien payé qu'un autre ingénieur moins bon que moi sous prétexte que je sors d'une école moins côtée.
Bon, on s'éloigne du sujet, mais pour bien connaître tout ça, tu ne t'en rends pas compte, mais un X moins bon qu'un autre ingé d'une "petite école" ça n'existe pas !
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Lun 26 Nov 2012 - 0:14

Je le répète encore, je ne parle pas que de l'X, mais d'une école mieux classée que l'autre tout simplement.

Et puis des X au chômage ça existe.

http://www.actuchomage.org/2012011018722/La-revue-de-presse/polytechniciens-enarques-et-malgre-tout-chomeurs.html
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Lun 26 Nov 2012 - 8:02

virtuous a écrit:

...
Mon but c'est pas de faire de l'argent mais comme je l'ai déjà dit, c'est de ne pas me faire arnaquer et donc ne pas être moins bien payé qu'un autre ingénieur moins bon que moi sous prétexte que je sors d'une école moins côtée.
Au niveau de l'entreprise, si tu estimes valoir plus que le salaire qu'on te propose après avoir fait tes preuves deux ou trois ans, rien ne t'empêche d'aller voir ailleurs et de faire jouer la concurrence. Les entreprises qui fonctionnent normalement n'ont aucun intérêt à laisser filer les bons éléments.

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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Lun 26 Nov 2012 - 13:32

D@vid a écrit:
...
Bon, on s'éloigne du sujet, mais pour bien connaître tout ça, tu ne t'en rends pas compte, mais un X moins bon qu'un autre ingé d'une "petite école" ça n'existe pas !
Dans l'esprit des RHs de nombreuses grosses entreprises françaises, cela va de soi. En dehors de France, ce qui comptera avant tout, ce sont les compétences acquises et les résultats obtenus au niveau professionnel (si c'est cela que l'on cherche, alors songer très vite à l'expatriation). Comme le démontrent aisément tous les pédagogues et sociologues de l'éducation, tous les surdouées ne réussissent pas nécessairement dans le cadre scolaire traditionnel (et quoi de plus traditionnel qu'un parcours Prépa+X quand on est doué): les statistiques montrent d'ailleurs que les fils et filles d'enseignants (et donc familiers du système éducatif) sont sur-représentés dans ces filières sélectives car le mode de sélection leur est familier. Quand la sélection ne se fait plus sur les résultats scolaires mais suivant tous les axes que constituent une intelligence, bizarrement, on trouve autant de surdoués chez les enfants d'ouvriers ou d'agriculteurs que chez les enfants de cadres sup ou de chef d'entreprise. L'intelligence et le talent sont en fait comme un graine que nous avons tous en nous plus ou moins et dont le fait d'arroser et de mettre de l'engrais peut plus ou moins favoriser l'éclosion: planter cette graine en plein désert et sécheresse et s'il n'y a pas un "Petit Prince" pour l'arroser, la fleur n'éclora jamais. Mettait de la mauvaise graine dans un terrain fertile et irrigué, il en sortira toujours quelques fleurs.

Après cette parabole digressive, pour revenir réellement à la question: l'industrie aéronautique et spatiale en France est l'une des plus traditionnelles (ou tout ce qui dépend du secteur de la métallurgie en général i.e. automobile, ferroviaire, nucléaire) et, contrairement à d'autres secteurs moins pénétrés par les maffias des Grandes Ecoles, elle ne laisse que peu ou pas de place aux surdoués qui n'auraient pas le bon diplôme. Donc, le premier conseil est de jouer au maximum la carte du système éducatif "à la française" par tous les moyens (cours du soir, bachotage, utilisation intensive des annales qui contiennent bien souvent déjà la réponse à une question réputée "nouvelle"...etc) et de ne pas hésiter à se faire conseiller par les enseignants eux mêmes qui en connaissent toutes les subtilités et sont même pour certains les auteurs des sujets des concours. C'est un secteur où beaucoup de parcours de réussite se ressemblent et bien souvent la sélection se poursuit en entreprise entre ceux qui connaissent les ficelles, exploitent leur réseau (et pour cela, bénéficier dès ses débuts de celui des parents est un atout indéniable), se trouvent les bons mentors et ceux qui croient naïvement que c'est toujours les meilleurs ou les plus bosseurs qui réussissent. Il faut apprendre très tôt à savoir se vendre car une fois passés les concours et les diplômes, ce qui compte en France, c'est beaucoup moins les résultats obtenus que la façon de les faire valoir (pour cela aussi, il faut un don, c'est une forme d'intelligence comme les autres).
En résumé, tant qu'on est à l'école, avoir le savoir est primordial (quelle qu’en soit la source) mais une fois passée cette phase, c'est surtout le savoir être qui fera la différence.
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Travailler dans l'aérospatiale
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