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 Travailler dans l'aérospatiale

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Kostya




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Lun 26 Nov 2012 - 13:32

D@vid a écrit:
...
Bon, on s'éloigne du sujet, mais pour bien connaître tout ça, tu ne t'en rends pas compte, mais un X moins bon qu'un autre ingé d'une "petite école" ça n'existe pas !
Dans l'esprit des RHs de nombreuses grosses entreprises françaises, cela va de soi. En dehors de France, ce qui comptera avant tout, ce sont les compétences acquises et les résultats obtenus au niveau professionnel (si c'est cela que l'on cherche, alors songer très vite à l'expatriation). Comme le démontrent aisément tous les pédagogues et sociologues de l'éducation, tous les surdouées ne réussissent pas nécessairement dans le cadre scolaire traditionnel (et quoi de plus traditionnel qu'un parcours Prépa+X quand on est doué): les statistiques montrent d'ailleurs que les fils et filles d'enseignants (et donc familiers du système éducatif) sont sur-représentés dans ces filières sélectives car le mode de sélection leur est familier. Quand la sélection ne se fait plus sur les résultats scolaires mais suivant tous les axes que constituent une intelligence, bizarrement, on trouve autant de surdoués chez les enfants d'ouvriers ou d'agriculteurs que chez les enfants de cadres sup ou de chef d'entreprise. L'intelligence et le talent sont en fait comme un graine que nous avons tous en nous plus ou moins et dont le fait d'arroser et de mettre de l'engrais peut plus ou moins favoriser l'éclosion: planter cette graine en plein désert et sécheresse et s'il n'y a pas un "Petit Prince" pour l'arroser, la fleur n'éclora jamais. Mettait de la mauvaise graine dans un terrain fertile et irrigué, il en sortira toujours quelques fleurs.

Après cette parabole digressive, pour revenir réellement à la question: l'industrie aéronautique et spatiale en France est l'une des plus traditionnelles (ou tout ce qui dépend du secteur de la métallurgie en général i.e. automobile, ferroviaire, nucléaire) et, contrairement à d'autres secteurs moins pénétrés par les maffias des Grandes Ecoles, elle ne laisse que peu ou pas de place aux surdoués qui n'auraient pas le bon diplôme. Donc, le premier conseil est de jouer au maximum la carte du système éducatif "à la française" par tous les moyens (cours du soir, bachotage, utilisation intensive des annales qui contiennent bien souvent déjà la réponse à une question réputée "nouvelle"...etc) et de ne pas hésiter à se faire conseiller par les enseignants eux mêmes qui en connaissent toutes les subtilités et sont même pour certains les auteurs des sujets des concours. C'est un secteur où beaucoup de parcours de réussite se ressemblent et bien souvent la sélection se poursuit en entreprise entre ceux qui connaissent les ficelles, exploitent leur réseau (et pour cela, bénéficier dès ses débuts de celui des parents est un atout indéniable), se trouvent les bons mentors et ceux qui croient naïvement que c'est toujours les meilleurs ou les plus bosseurs qui réussissent. Il faut apprendre très tôt à savoir se vendre car une fois passés les concours et les diplômes, ce qui compte en France, c'est beaucoup moins les résultats obtenus que la façon de les faire valoir (pour cela aussi, il faut un don, c'est une forme d'intelligence comme les autres).
En résumé, tant qu'on est à l'école, avoir le savoir est primordial (quelle qu’en soit la source) mais une fois passée cette phase, c'est surtout le savoir être qui fera la différence.
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5126alexandre




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Lun 26 Nov 2012 - 21:01

virtuous a écrit:
Bonjour, je suis en Terminale S et je voudrais plus tard travailler dans la conception de fusées et navettes. Puis peut-être fonder ma propre boîte, et/ou centre de recherches. Je sais que je dois faire 2 ans de prépa pour avoir SUPAERO ou ENSICA (y a aussi ENSMA mais on dirait qu'il y a que de la mécanique là-bas, c'est pas très général en aéro). Le problème c'est que j'en ai marre de voir des choses sans savoir à quoi ça va servir. Je voudrais rentrer dans le vif du sujet. Alors on m'a parlé de prépa intégrée qui sont plus ciblées, mais apparemment y a que l'IPSA et l'ESTACA et elles sont privées, sauf qu'on est pas très riche dans la famille donc je voudrais savoir si ça vaut le coup, c'est-à-dire c'est des écoles privées mais le salaire en sortie est au-dessus de la moyenne ? Est-ce que privée veut dire meilleure école, formation de qualité, enseignement meilleur ? (pour les lycées ça semble être le cas : privé >> public)

Est-ce qu'il y a des gens qui sont dans ces écoles ? Vous avez trouvé du travail facilement ? Avec quel salaire ? Et quelle évolution au niveau du poste et du salaire ?

Dans l'école même, j'ai vu que l'IPSA a eu la CTI seulement en 2011 alors que ça faisait plus de 50 ans qu'elle existait, pourquoi elle a pas eu avant ? Est-ce que ça cache quelque chose ? J'ai même entendu que cette école prend les élèves pour des boîtes à fric et qu'on y "achetait" le diplôme, que peu importe le niveau et on s'en fout que les profs soient mauvais, si on rate on a quand même facilement le diplôme, c'est vrai ?

Bonjour je suis moi-même étudiant à l’IPSA en troisième année. Il y a beaucoup de choses qui ont été dites je vais essayer de répondre au maximum de choses.
Pour ma part j’ai choisi l’IPSA car je voulais faire des matières liées à l'aéronautique tout de suite après le bac.

Pour répondre à l’une de tes premières interrogations, effectivement l’IPSA n’a obtenu la CTI « qu’en » 2011, mais cela ne l’a pas empêché d’avoir la reconnaissance des entreprises pendant plus de 50 ans. La preuve les ipsaliens sont présents dans beaucoup d’entreprises du secteur aéronautique et spatial. Certains de nos anciens ont d’ailleurs eu des grandes carrières comme Philippe Harache qui a été vice président d’Eurocopter par exemple.
Concernant les « on dit » sur le fait que puisque l’école est privée, elle ne s’intéresse pas au niveau de l’élève. C’est faux. D’abord l’IPSA recrute sur concours où le niveau scolaire est important mais et où la motivation et la connaissance sur le secteur comptent beaucoup aussi. De plus, si l ‘école ne s’intéressait qu’au fric, elle n’aurait pas obtenu la CTI qui est très pointue sur le niveau de formation. Le fait d’être dans une école privée permet aussi d’avoir des profs qui sont ingénieurs dans des entreprises et qui peuvent nous donner de vrais exemples de ce qu’ils vivent au quotidien.
Comme le disait …. Les stages et les projets sont très importants. L’IPSA possède beaucoup de partenariats avec des entreprises, il y a même un service « relations entreprises » qui organisent des conférences des ateliers RH, des simulations d’entretien. Idem, nous avons des périodes de stage obligatoires dès la première année, qui font que lorsque tu sors de l’école tu as déjà une certaine expérience. Et c’est ca qui est important pour les recruteurs. Après je ne dis pas que la qualité de la formation n’est pas prise en compte et c’est pour ca qu’il faut effectivement regarder le réseau des anciens et la reconnaissance de l’école de la part des industriels.
Concernant le rythme de travail, il ne suffit pas juste de payer pour obtenir le diplôme. Parler du volume des cours et des projets à rendre.
Pour terminer le meilleure moyen de te faire une idée,c’ est que tu viennes lors d’une journée portes ouvertes pour découvrir les locaux, l’ambiance et
discuter avec des profs et des étudiants. Il me semble aussi que l’école organise des journées de découverte spécialement pour les lycéens pendant
les vacances scolaires. Va voir sur le site internet de l’IPSA pour en savoir plus.
J’espère avoir pu t’aider."
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DeepThroat


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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Lun 26 Nov 2012 - 21:34

Le post de Kostya est tout à fait exact, du moins dans les grandes structures où la 'base' est très éloignée de la tête. Dans une petite PME il est possible que cela se passe différemment, encore qu'épouser la fille du patron, surtout si de plus elle est moche, ne peut pas nuire.

Dans une grande boite il y a d'abord un système de classement des écoles qui suit assez exactement le niveau de difficulté d'accès. Cela s'appelle les groupes, selon les entreprises cela va de trois à cinq groupes. A chaque groupe correspond un salaire d'embauche dont la dispersion est faible au départ. Il faut avoir conscience, que vu du niveau RH ce que fait effectivement un ingénieur est totalement incompréhensible, au mieux en ont ils une vague idée. Donc pour recruter, hormis les cas véritablement pathologiques et les cas de mensonges avérés il n'y a au fond que l'avis de celui qui a ouvert le poste qui fera la différence. Ensuite il y a la partie gestion de carrière. Oublions immédiatement le principe républicain enseigné à l'école: "tu bosses, tu réussis". Plus vite on l'oublie, moins on passe de temps à s'échiner pour rien. En effet, ce qui compte ce n'est pas ce qui est fait, mais ce qui en est perçu au niveau supérieur. Il faut donc développer l'art d'expliquer que ce que l'on fait est difficile (sans quoi tout le monde s'en fout) mais que grace à d'immenses efforts secondés par d'exemplaires qualités la situation est sous contrôle. Le tout accompagné d'une abondance de jargon (selon la mode managériale du temps) et de power point. Par exemple en ce moment il est bon de parler de process et de lean. Quoi que tu aies fait, tu ne diras pas: 'j'en ai chié à mort, mais j'ai eu du bol de tomber sur une solution' (ça c'est terriblement old school selon une expression à la mode), non, tu diras, 'jai appliqué le process et dans un esprit lean je l'ai amélioré, ce qui a débouché sur de la création de valeur pour l'actionnaire et a amélioré la marge op'. Une petite léchouille ne pouvant nuire, tu ajouteras vers ton chef immédiat ou même son chef à lui: 'd'ailleurs la discussion que nous avons eu récemment m'a grandement aidé à y voir clair', 'merci beaucoup, touchez ma bosse mon bon seigneur'. A ce jeu, il y a des pros (comme remarqué c'est une forme d'intelligence), voire de véritables artistes. J'en ai connu un qui dégainait devant un parterre de directeurs, son Ipod, Iphone, Ichose et proclamait que l'avenir du spatial c'était çà, et que par conséquent tous les pauvres besogneux qui bossaient sur des calculos à 'l'ancienne' étaient voisins du stade néanderthalien. L'avenir du spatial, lui, il l'avait vu. Eh bien ça a marché, merci pour lui. Je tairai l'école du Monsieur...(non, ce n'est pas l'X...)

Ensuite, la mythologie voulant que les salaires dépendent des postes, ta carrière va dépendre des postes où l'on te laissera accéder. D'abord il faut le demander, oublie totalement la notion selon laquelle on viendra te chercher parceque tu es brillant. Ca c'était quand tu étais petit. On ne viendra te chercher que pour les coups pourris. Donc il faut demander. Mais ça ne suffit pas: pour identifier les postes il faut avoir le bon réseau, car ils sont rarement publiés au sein de la maison. La commence le mystère. Cela peut aller d'un réseau d'écoles à tout autre chose, genre les cathos du coin qui se retrouvent le dimanche à la messe (ne pas rire, c'est du vécu). Un bon carriériste s'attache à identifier les réseaux, ainsi que les services qui sont porteurs. Et par dessus tout ça, comme la RH ne veut pas prendre de risques on fait en sorte (en France au moins) que les postes soient réservés au porteur d'un diplome de bon niveau. Et la boucle est bouclée. Circulez il n'y a rien à voir.
Par ailleurs, il faut reconnaître que si il y a des X à plusieurs sigmas de la gaussienne ces gens là sont rarement lent des neuronnes et que le classement des écoles reflète aussi cela.

Alors que faire? L'alcool, les drogues dures...Peut être pas. D'abord relire Kipling (tu seras un homme mon fils....) pour durcir le cuir. Tu répèteras cent fois 'je suis un tricératops de combat'....ensuite avoir conscience du système et jouer avec sans trop se faire d'illusions, et c'est bien pour cela qu'il faut viser le plus haut possible scolairement, et réfléchir à ce que l'on veut. Pour commencer à la sortie de l'école, quelques années dans une PME ou une start up peuvent permettre de s'éclater et de tomber sur de belles opportunités. Ensuite, vers 30~35 ans, pourquoi ne pas faire le point et envisager de rejoindre un grand groupe si ça plafonne un peu dans la PME en question? Il sera toujours temps de vendre ton expérience.

Bon, si arrivé à la fin de ce post tu n'es pas parti faire une école de commerce (fais gaffe c'est pas mieux comme milieu, enfin si, quand même, côté filles....) et tu as toujours envie de mettre le vario dans le coin t'as peut être une chance .

Bons Vols
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Space Opera
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 27 Nov 2012 - 9:46

DeepThroat a écrit:
J'en ai connu un qui dégainait devant un parterre de directeurs, son Ipod, Iphone, Ichose et proclamait que l'avenir du spatial c'était çà, et que par conséquent tous les pauvres besogneux qui bossaient sur des calculos à 'l'ancienne' étaient voisins du stade néanderthalien. L'avenir du spatial, lui, il l'avait vu. Eh bien ça a marché, merci pour lui. Je tairai l'école du Monsieur...(non, ce n'est pas l'X...)
Ce n'est pas un cas isolé en tout cas... Et des américains l'ont pris au pied de la lettre: http://www.nasa.gov/offices/oct/stp/small_satellite_subsystem_tech/phonesat.html

5126alexandre a écrit:
Pour répondre à l’une de tes premières
interrogations, effectivement l’IPSA n’a obtenu la CTI « qu’en » 2011,
mais cela ne l’a pas empêché d’avoir la reconnaissance des entreprises
pendant plus de 50 ans.
Entre le discours et la vraie vie, il y a une différence quand même. Je n'ai aucune idée de ce que vaut l'IPSA, mais la majorité des ingés dans le spatial que je connais n'en ont même jamais entendu parler...
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 27 Nov 2012 - 10:47

Space Opera a écrit:
Je n'ai aucune idée de ce que vaut l'IPSA, mais la majorité des ingés dans le spatial que je connais n'en ont même jamais entendu parler...

Pourtant il y en a dans la plupart des entreprises du domaine:

http://www.ipsa.fr/ipsa-statistiques-sortie-2011.aspx

J'en connais personnellement au CNES, EADS, Dassault, Airbus, Eurocopter, MBDA, Safran, Thales, Talenia, Air liquide, en fait dans quasi toute la liste sitée sur leur page... Et ils ne font pas de la figuration puisque je suis un peu leurs activités et cela va de la conception lanceur, missile, satellite, aeronef en passant par la gestion qualité, logistique voire technico-commercial. Bon je n'en connais pas des milliers non plus, mais suffisemment pour dire que les formations du type IPSA, Estaca, et touti quanti sont suffisemment de qualité pour travailler dans le domaine.

Après tout le monde ne crie pas sur les toits quel est son parcours et cela dépend peut-être des services et postes aussi. Par ailleurs les effectifs de l'IPSA n'ont augmentés que depuis une grosse dizaine d'année (une centaine de diplomés par an en moyenne), ce qui peut expliquer une répartition assez "clairsemée" dans les entreprises, sans compter tous ceux qui sont dans des PME et autres domaines d'activité, automobile par exemple, ou à l'étranger... A mon avis, beaucoup d'ingé ne connaissent pas les "petites" écoles car ils sortent eux mêmes de filières parallèles (ou école généraliste + mastère) en ayant pour référence les grandes formations historiques Supaero, X, etc.... ce qui est en somme assez logique finalement.

M'enfin, je pense que nous sommes tous à peu près d'accord sur le "classement" global des formations dans l'aérospatiales, sur le fait que certaines ouvriront des portes peut-être un peu plus rapidement que d'autres. Mais aussi que le parcours humain vaut souvent autant que le bout de papier obtenu après 5 ans, et qu'il ne faut pas négliger ce qu'on ne connais pas, car comme on dit "We don't know what we don't know". Wink
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Space Opera
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 27 Nov 2012 - 12:46

Syl35 a écrit:
Mais aussi que le parcours humain vaut souvent autant que le bout de papier obtenu après 5 ans
Comme discuté fort justement par Kostya et Deepthroat, bien au courant des ficelles pour monter en grade en regard de leur expérience professionnelle, ce que tu dis est vrai dans le monde des bisounours, des PME et en dehors de la France. Pour le reste, sors ton diplôme et ton réseau, sinon tes chances fondent comme neige au soleil pour avoir une carrière flamboyante.
Je ne dis pas que tu as aucune chance, mais les statistiques des grands groupes du spatial sont éloquents à ce sujet.
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 27 Nov 2012 - 13:14

Space Opera a écrit:
Syl35 a écrit:
Mais aussi que le parcours humain vaut souvent autant que le bout de papier obtenu après 5 ans
Comme discuté fort justement par Kostya et Deepthroat, bien au courant des ficelles pour monter en grade en regard de leur expérience professionnelle, ce que tu dis est vrai dans le monde des bisounours, des PME et en dehors de la France. Pour le reste, sors ton diplôme et ton réseau, sinon tes chances fondent comme neige au soleil pour avoir une carrière flamboyante....
Ne pas oublier le rang à la sortie de l'école, quelle qu'elle soit. Un major de promotion dans une petite école a au moins autant de chances qu'un élève moyen sorti d'une école réputée et certainement plus que le dernier de promo de l'école réputée.
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 27 Nov 2012 - 13:25

Là aussi ce que tu dis doit être vrai en dehors des grands groupes mon cher Argyre. Le classement à l'intérieur de l'école n'est jamais demandé en entretien, et seulement abordé si le candidat l'évoque. Si tu veux rentrer dans "le système", vaut mieux être dernier de Centrale que major de l'INSA, de toute façon personne n'en saura jamais et rien, et même si c'était le cas ça ne change pas ton classement dans les fameuses grilles.
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 27 Nov 2012 - 13:57

Space Opera a écrit:
Syl35 a écrit:
Mais aussi que le parcours humain vaut souvent autant que le bout de papier obtenu après 5 ans
Comme discuté fort justement par Kostya et Deepthroat, bien au courant des ficelles pour monter en grade en regard de leur expérience professionnelle, ce que tu dis est vrai dans le monde des bisounours, des PME et en dehors de la France. Pour le reste, sors ton diplôme et ton réseau, sinon tes chances fondent comme neige au soleil pour avoir une carrière flamboyante.
Je ne dis pas que tu as aucune chance, mais les statistiques des grands groupes du spatial sont éloquents à ce sujet.

Oui je suis tout à fait d'accord sur ce point, mais heureusement qu'il n'y a pas que les grands groupes, il y a notamment tous les "sous-traitant" qui sont maintenant la colonne vertèbrale des gros du domaine et clairement moins regardant sur la provenance plutôt que sur les capacités. Car là il faut être efficace et non juste avoir "la tête bien remplie". Et puis cela dépend des envies et objectifs de chacuns et de la définition de "carrière flamboyante" qui ne peut être que personnelle Wink.

Au final, je pense qu'il ne faut pas non plus se faire des noeuds au cerveau. Je suis partisan "du qui peut le plus peut le moins", donc quand on a le niveau de faire les plus hautes formations reconnues il ne faut pas hésiter une seconde, surtout si ensuite on ne cherche pas forcément le plus haut salaire possible à tout prix sous prétexte d'avoir un super diplôme (et oui le jeu des grilles de salaires vient de ceux qui le font... et de ceux qui le demande...............!!!). Sinon on fait en fonction de ses capacités (scolaires et financières quand on a cette chance) et on fait tout pour, non pas spécialement être le meilleur à tout prix, mais plutôt pour se constituer le bagage le meilleur possible tout en se faisant un maximum plaisir. Fort heureusement le spatial reste un monde de passionnés avant tout (bon ça dépend des pays et des périodes :P) qui comble bien des personnes sans forcémment qu'elles soient impliquées dans les projets les plus visibles du grand public. N'oublions pas cependant que le spatial reste un débouché parfois saturé en fonction du domaine d'application.

Ouais d'accord, je suis un peu bisounours par moment mais ça ne veut pas dire que je n'ai pas le répondant d'un fauve quand il le faut. En fait plutôt comme un ours (mais pas en peluche) Very Happy.
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 27 Nov 2012 - 14:26

Citation :
Ne pas oublier le rang à la sortie de l'école,
quelle qu'elle soit. Un major de promotion dans une petite école a au
moins autant de chances qu'un élève moyen sorti d'une école réputée et
certainement plus que le dernier de promo de l'école réputée.

Juste dans la série anecdote de grand papa: j'ai bien connu le dernier d'une promotion de l'X qui a intégré en école d'application Sup Télécom, sur dossier, et les doigts dans le nez, alors qu'un paquet de brillants guguses, majors ailleurs, se tapaient le concours dans le sang et les larmes. C'est à peine, si en plus, on ne lui a pas demandé quelle place il souhaitait avoir dans la classe.

Qui plus est, effectivement, on demande rarement le classement et personne ne l'affiche.

Bons Vols
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 27 Nov 2012 - 15:25

DeepThroat a écrit:
...
Juste dans la série anecdote de grand papa: j'ai bien connu le dernier d'une promotion de l'X qui a intégré en école d'application Sup Télécom, sur dossier, et les doigts dans le nez, alors qu'un paquet de brillants guguses, majors ailleurs, se tapaient le concours dans le sang et les larmes. C'est à peine, si en plus, on ne lui a pas demandé quelle place il souhaitait avoir dans la classe.

Qui plus est, effectivement, on demande rarement le classement et personne ne l'affiche.

Bons Vols
Enfin, si c'est pour travailler ensuite dans la communication et le showbiz Wink (le contenu plutôt que le contenant) , pas besoin d'être un bon ingénieur, il suffit d'être un as du TPF (format de fichier dérivé du ppt et qui se distingue simplement par son contenu: TPF signifiant "Tout Pour la Frime" megalol ).
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 27 Nov 2012 - 15:49

Space Opera a écrit:
Là aussi ce que tu dis doit être vrai en dehors des grands groupes mon cher Argyre. Le classement à l'intérieur de l'école n'est jamais demandé en entretien, et seulement abordé si le candidat l'évoque ...

En général, quelqu'un qui est major de promotion et qui n'est pas stupide le mentionne en grand et en large sur son CV, donc je ne vois pas comment les recruteurs pourraient passer à côté de l'info.
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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 27 Nov 2012 - 16:08

Parfait ! On va réussir dégoûter tout les jeunes passionnés de ce forum de faire une carrière d'ingénieur ! Wink

Plus sérieusement, je penses que les différents avis postés dans ce topic permettent de se faire une idée sur les principaux critères influents sur la carrière d'un ingénieur dans ce domaine.

Il faut ensuite ne pas se laisser obnubiler par des critères de réussites qui se limiterais au salaire et à l'intitulé d'un poste mais vraiment réfléchir à ce qui correspond à sa personnalité.

Qu'est ce qui est le plus important pour moi ? l'argent ? le poste ?, l'entreprise visée ? le lieux géographique ?
Est ce que je me sens capable de faire 2, 3 ans de prépa de haut niveau où vaut-il mieux envisager autre chose ?
Est-ce que je veux devenir un manager ou plutôt un expert dans un domaine particulier ?
Je préfère faire de la R&D, du BE, des méthodes, de la production ?
Est ce que je veux commencer dans une PME pour travailler dans une structure plus légère et être plus polyvalent au détriment de la stabilité de l'emploi ou au contraire opter pour une grande entreprise pour la formation et la bonne qualité de vie que ça offre mais tout en sachant que mes responsabilité seront au départ très limitées ? Et pourquoi pas reprendre ou créer son entreprise ?


Ce sont ces éléments qui permettent de choisir sa stratégie pour aborder le monde de l'entreprise.

Mais ce qui est sur, c'est que dans le doute, il vaux mieux viser le plus "haut" possible pour ensuite avoir vraiment le choix de faire ce que l'on veut une fois les idées claires.
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funbox




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mar 27 Nov 2012 - 22:35

Et puis il faut passer la barrière des DRH.
J'écris ce message, plein d'amertume, après qu'une DRH (du groupe où je souhaitais vraiment travailler) ait décidé que je n'étais pas assez bon en mécanique de structure (sic !) en me posant des questions du genre : vous êtes plutôt Vercingétorix ou Louis XIV ?

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el_slapper




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mer 28 Nov 2012 - 11:53

Je bosse en informatique bancaire(je suis plus doué pour la gestion que pour la technique, la vraie, celle ou on coupe du métal), mais je fais face aux mêmes phénomènes.

Le talent, tout le monde(sauf les éditeurs de logiciels) s'en fout. Il peut y avoir un rapport de 1 à 20 de productivité entre un bon et un mauvais(et ça n'a aucune corrélation avec l'école), mais tout le monde s'en fout. Un ingénieur Java débutant sur Paris, c'est 32K, 34 si il sort d'une école très réputée. Dans le tas, il y a un bon paquet de nullards, parceque le tri est fait sur des compétences qui n'ont rien à voir avec la capacité de programmer. On a là une première perte colossalle de productivité.

La deuxième perte de productivité, c'est l'évolution de carrière : "évoluer", c'est quitter le développement, et aller soit dans le "fonctionnel"(en gros, connaitre le métier bancaire, qui est infiniment vaste), soit dans le management. Donc, un programmeur qui sait lécher sera récompensé en quittant le développement de programmes. Et si il est bon programmeur mais mauvais chef de projet, c'est perdant-perdant.

J'ai vu aussi le cas contraire(une mauvaise programmeuse promue chef, et qui s'avère excellente chef), mais elle n'aurait jamais du être programmeuse. Simplement, les forts en maths ont le diplôme qu'ils veulent, et on croit qu'ils seront bons partout. Le seul expert que j'ai croisé qui aie mérité son titre, il était BAC-2. Oui, moins, pas plus.

L'ingéniérie du spatial s'improvise certes moins. Mais la gestion des carrières par les RH, quel que soit le domaine, implique que parfois on se comporte mal pour faire avancer sa carrière. Mon métier est très "technique"(je programme en COBOL), mais quand j'ai changé de crèmerie en 2007, AUCUNE des 6 boites que j'ai croisé ne m'a posé la moindre question "technique". Avec un diplôme des Mines(Douai, mais quand même), un relationel agréable(que j'ai énormément travaillé, en 2000 quand j'ai commençé c'était une catastrophe) et une expérience affichée de 7 ans dans le domaine, les gens se sont jetés sur moi sans vérifier que je ne racontais pas de bobards(ou que mes expériences avaient été positives). Affligeant.
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lambda0


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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mer 28 Nov 2012 - 12:31

A une certaine époque, je faisais passer des tests techniques aux ingénieurs que je recrutais. Pour un programmeur, c'était un problème concret à traiter en une heure, juste pour voir comment la personne attaquait un problème et raisonnait. Les débutants n'y voyaient pas trop d'inconvénient, mais ceux qui avaient quelques années d'expérience étaient parfois vexés, en ayant l'impression d'être traités comme des étudiants.

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Arath




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Mer 28 Nov 2012 - 22:18

Bonjour, comme je suis moi même à l'ENSICA, je vais parler de ce que je connais.

Supaero et l'ENSICA sont deux très bonnes écoles d'ingénieurs, comme le sont sans doutes les autres également (privé ou public, la différence c'est le prix !), qui apporte bien sûr une formation axée aéronautique et espace. Les deux formations se sont d'ailleurs rapprochées pour former l'Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace, le rapprochement géographique devrait se faire à la rentrée 2015 (il y a toujours deux campus pour l'instant), et on parle d'une fusion totale par la suite. Aujourd'hui la principale différence entre les deux, c'est que l'ENSICA a un côté un peu plus technique de Supaero ; une bonne part des élèves de cette dernière va d'ailleurs travailler dans le secteur de la finance (il y a option "finance" qu'ils ont d'ailleurs été obligé de limiter en nombre de places...). Pour les salaires à la sortie, c'est de 35-40 k€, il n'y a pas vraiment d'énormes différences entre les deux écoles (sauf ceux qui font de la finance Wink ).

Concernant l'ENSMA, elle a rejoint le groupe ISAE qui vise à rassembler les différentes formations aero et espace de France pour leur donner une visibilité à l'international. Et il y a un gars de l'ENSMA qui est venu faire sa troisième année à l'ENSICA.

Le point le plus important pour travailler dans le secteur spatial, ce n'est pas tant le type de formation suivie, mais la (re)connaissance de cette formation par les industriels du spatial + le réseau des anciens élèves. C'est ce qui permet aux élèves de trouver un job dans ce secteur (je viens d'ailleurs de trouver un stage de 6 mois à Astrium Portsmouth Very Happy)
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krys




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Sam 8 Déc 2012 - 1:29

virtuous a écrit:
D'accord mais imaginons qu'un tel sorte de l'X (par exemple) mais que dans son école il a pas fait grand chose et qu'un autre sorte d'une école moins bonne mais qui a été très sérieux dans sa formation, celui-ci sera meilleur ingénieur que celui de l'X. C'est quand même injuste de s'arrêter à un classement donc. Je suis quasi sûr que si les entreprises croient qu'une école sort de meilleurs diplômés c'est parce qu'elle n'a jamais pris d'autres écoles, et n'a donc pas pu voir l'éventualité que ces autres écoles sortent de meilleurs ingénieurs. Donc à force de prendre toujours les mêmes écoles soi-disant meilleures, elles n'y connaissent absolument rien aux autres écoles et elles leur affichent "moins bons ingénieurs" sans connaissance de cause, comme "juger sans connaître". Mais rassurez-moi, même si au début l'X est mieux payé que l'autre, si cet autre s'avère meilleur ingénieur au boulot que l'X, il va évoluer plus vite en poste et salaire que l'X qui lui va stagner ? Les entreprises vont offrir des promotions au meilleur des deux, pas à celui qui a fait la meilleure école ? Pour simplifier, l'école ça aide que pour le premier salaire donc ? Ensuite quand l'entreprise s'est rendue compte des compétences de chacun, c'est le meilleur au niveau compétence et non la meilleure école qui va avoir un salaire plus gros par la suite ? Donc pour le deuxième salaire, l'autre de l'école moins côtée aura un meilleur 2ème salaire que celui qui vient de l'X ?

Plusieurs remarques sur tous tes messages.
- tu n'as jamais travaillé avec un X.
- si tu penses que tu peux être meilleur que les gens de l'X, va en prépa et passe le concours, intègre l'X, prends Supaéro en école d'application et ça éliminera tous les problèmes métaphysiques que tu te poses.
- jamais entendu parlé de l'IPSA
- ce qui différencie les grandes écoles des autres, c'est la capacité de travail, la rapidité d'assimilation, d'adaptation, etc. Le contenu du cursus, en fait... on s'en cogne un peu. Quand tu as besoin d'apprendre quelque chose de nouveau, tu l'apprends (et vite!).
- tu veux faire du spatial car ça te passionne, ou pour faire le maximum d'argent? Si c'est pour le 2ème cas, oublie tout de suite: c'est l'industrie et l'industrie, ça ne paie pas (toute proportion gardée). Fais de la finance: tu gagneras nettement plus en faisant des mathématiques financières qu'en optimisant des trajectoires de satellites à propu électrique.

Si tu penses que tu as les capacités de faire une classe prépa (capacités intellectuelles, de travail, le moral qui va bien, etc), j'ai envie de te dire de ne pas te poser de questions et d'y aller: ça te laissera un peu de temps pour réfléchir à ce que tu veux faire car ton projet ne me semble pas mûr. Dans tous les cas, il vaut mieux se laisser le maximum de portes ouvertes et pour ça, la prépa classique est à mon avis préférable.
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DeepThroat


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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Sam 8 Déc 2012 - 12:16

L'exposé de Kris est un peu 'sec' mais absolument exact sur le fond. Après plus de 20 ans de métier et croisé pas mal d'ingénieurs issus de formations diverses il ressort qu'effectivement le classement des écoles correspond assez bien à la vitesse d'assimilation d'un sujet quelconque par l'individu qui en sort. L'expérience montre que les plus rapides sont en général les X suivis des Centrale (Paris). Pour les Mines je n'ai pas réellement pratiqué, donc jokker. Ensuite vient le paquet Sup'Aero, Sup Telecom, Sup Elec...Puis le groupe du genre INSA, N7 etc...et en suivant. Il peut y avoir de très bonnes écoles issues du secteur privé.
Ceci étant, cette vitesse d'assimilation ne veut pas nécessairement dire que le brillant garçon est dôté du sens commun, d'un relationnel à toute épreuve, ou d'une capacité d'adaptation phénoménale....Il peut même se faire que son 'melon' soit un peu surdimensionné...et que cela se voie.
D'ailleurs, l'industrie attire de moins en moins les "meilleurs", ceux-ci ayant bien compris que la finance offre de bien plus alléchantes perspectives. Dans cette veine, je ne peux m'empécher de sourire, lorsque je vois l'ENSAE (l'autre, celle qui fait des stats....), se réjouir de pouvoir délivrer un titre d'ingénieur alors que leur formation ne correspond en rien à cela et que la plupart des élèves vont justement dans la finance ou l'assurance. Tout fout le camp. O tempore, O mores, comme disait l'autre...
Bons Vols.
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krys




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MessageSujet: Re: Travailler dans l'aérospatiale   Sam 8 Déc 2012 - 14:28

En me relisant, c'est vrai que j'ai été un peu sec et direct mais, à ma décharge, il était tard ;-)
Pour le fond, ce que je voulais dire, c'est que quoi qu'on pense du système des grandes écoles à la Française, il représente quand même quelque chose et même le minor d'une promo à l'X a quand même très probablement une capacité d'abstraction et d'analyse supérieure au major d'une école inconnue. Après ça peut être un gros con et/ou un autiste: ce paramètre ne fait pas partie des épreuves du concours... Ce que les entreprises achètent en prenant des gens des écoles du groupe A, c'est essentiellement le potentiel des gens, leur capacité de travail et leur capacité à s'adapter à n'importe quel sujet rapidement.
Après, ce qui fait la carrière, c'est aussi essentiellement le carnet d'adresses, ses capacités relationnelles et aussi ce qu'on a envie de faire! Certains ne veulent plus entendre parler de technique une fois leur diplôme en poche et font directement un MBA à HEC et ne toucheront jamais plus un lagrangien de leur vie... Alors que d'autres préfèreront s'éclater dans des problèmes tordus d'optimisation non linéaire sous contraintes même s'ils gagnent 10 fois moins que leur ancien pote de promo.
Il faut de tout pour faire un monde :)
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