[sondage] Quelle mission spatiale lanceriez-vous dans 20 ans ?

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@Space Opera a écrit:Le peuple veut du fun, de l'action et du martien, il n'est pas bien placé pour savoir ce qui est bon pour la science. On ne conçoit pas des missions pour créer des vocations scientifiques... pas avec le peu de missions qu'on fait en Europe.
Ben oui, mais pourquoi a-t-on peu de missions en Europe ? Parce que fondamentalement, la plupart des gens désapprouve le spatial ("ça coûte combien tous ces trucs envoyés là-haut ?", j'invente rien). Pourquoi les gens désapprouvent-ils ? Parce que la culture du domaine est peu répandue. Pourquoi est-elle peu répandue ? Car peu d'adeptes, car peu d'éducation et d'épanouissement, car peu de moyens "palpables" pour cela. Donc moins de futurs scientifiques, et ainsi, peu de futurs budgets pour de futures missions ; la boucle est bouclée. ;)


Désolé par avance de prendre un exemple me concernant, mais je m'intéresse à l'espace et je suis un cursus scientifique grâce à de belles images vues lorsque j'étais gamin... Béni soit le gosse qui se mettra aux sciences après être tombé sur un listing de données sur les ondes gravitationnelles. :lolnasa:  (Attention, j'apprécie la mission LISA par ailleurs).

@Space Opera a écrit:Heureusement que Maxwell, Newton ou Navier n'ont pas du attendre que la peuplade finance leurs études ou que monsieur tout le monde trouve ça "cool", sinon on serait encore éclairé à la bougie et on n'aurait jamais atterri sur la Lune.
C'est quand même un peu méprisant, non ? LOL  La "peuplade" est tout de même à l'origine des fonds, et même si une grosse frange est parfaitement ignare en matière de spatial, elle aurait un peu plus d'intérêt pour ce domaine si on reconsidérait les relations et les droits dont elle jouirait. Ou alors que les responsables scientifiques prennent des décisions plus enclines à lui faire plaisir.

Si nous avions un gros budget, on ferait de tout comme missions : du spectaculaire, du travail scientifique "de l'ombre", de l'utile, du captivant, de l'ambitieux... Mais on est limité à deux fois ~1 Md€, donc des choix sont à faire. Choix qui sont un peu, à mon avis, à l'image de l'état d'esprit du pays / de l'entité qui met en place la mission et qui est "contraint" financièrement : l'Europe fait de la physique pure (incompréhensible pour 99,998 % de la "peuplade")... et la Chine envoie des atterrisseurs sur la Lune ! Super


Dernière édition par MarsSurfaceWanderer le Sam 9 Nov 2013 - 10:39, édité 1 fois

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Il ne faut pas confondre un problème de communication et un problème de science. Ce n'est pas la faute aux missions si les gens se désintéressent du spatial, mais la faute à nos politiciens, à nos parents, à nos profs, à l'organisation de l'ESA, aux budgets assignés au long terme en Europe, etc. Si les rares missions qu'on lance ont pour but principal d'intéresser le public au détriment d'intérêts scientifiques, nos labos vont rapidement pouvoir fermer leurs portes. Et c'est bien dommage, puisque c'est avant tout pour eux qu'on lance des missions.

Ce que je trouve effrayant dans nos sociétés actuelles, c'est que les gens attendent quelque chose du spatial comme si c'était un dû, comme si c'était un devoir de la part de l'ESA de les divertir. Les missions scientifiques sont avant tout scientifiques, ou sinon il va falloir débloquer des budgets supplémentaires (ou inventer une nouvelle agence) pour faire des choses plus marrantes et aux retombées scientifiques plus pauvres. Les politiciens peuvent choisir des grands axes, des orientations de recherche (planéto pour faire plaisir à Bordeaux, astro pour faire plaisir à Saclay, etc.) ou de technologies (boosters pour faire plaisir aux italiens, grosses missions ambitieuses pour Astrium et TAS ou petites missions plus nombreuses pour arranger OHB et consorts), mais la moindre des légitimités c'est qu'au final, ce soient les premiers concernés qui choisissent l'outil de recherche, à savoir la mission.

A ce que je sache, vous n'allez pas râler parce que tel labo du CNRS a investi dans un microscope à effet tunnel alors que vous trouveriez ça vachement plus "cool" un spectromètre de masse non ?
Vous trouvez que vos impôts devraient plutôt financer une thèse intitulée "Interaction lumière-matière dans les microcavités massives à base de ZnO: Du couplage fort à température ambiante vers le laser à polariton." plutôt qu'une thèse intitulée "Dynamique de relaxation de spin excitonique dans le nitrure de gallium" ? Au nom de quoi ? Du fait que ça vient de vos impôts et qu'en conséquence vous avez le droit de toute décision à toute échelle dans ce pays dès qu'il est question de deniers publics ?
Vous imaginez un instant si on devait faire un radio trottoir pour avoir l'avis des passants au sujet des thèses précédemment listées ?
Et bien une mission spatiale c'est la même chose, c'est un instrument de mesure scientifique, fait par et pour des scientifiques. Et si vous trouvez que ce n'est pas assez excitant (ce que je pourrais comprendre sans problème), allez demander à nos chers politiciens de financer des missions "pour le fun" qui plairont au tout-paris et qui passeront bien sur TF1. Mais au moins ayez la décence de laisser les scientifiques faire leur travail, ils n'y sont pour rien s'il n'y a pas de budget, et j'espère que vous serez d'accord avec moi pour dire qu'ils connaissent mieux leur travail que nous. Et ne les insultons pas comme Akwa vient de le faire.

En tombant sur un topic comme ça, je connais plus d'un chercheur et ingénieur du spatial qui hésiteront entre rire et pleurer. Et notre forum ne va pas gagner en crédibilité...
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Les conditions et les moyens n'étaient pas les mêmes dans les temps de Galilée, de Newton ou de Lavoisier ... quoique pour ce dernier les temps se transformèrent et lui avec ! 
A ces époques il fallait appartenir soit à la noblesse, soit au clergé (en sachant louvoyer un peu pour éviter le bucher) ou alors être parrainer par des mécènes et les recherches se faisaient sur deniers privés.
Aller étudier les ondes gravitationnelles au 21ième demandera des fonds bien plus considérables et les fonds il faudra les récolter chez le bon peuple dont les idoles sont des footballeurs : il faudra leurs expliquer que les ballons se déplacent dans un champ gravitationnel et que leurs masses sont en relation avec un champ de Higgs... et qu'un ressac gravitationnel trop fort - on ne sait jamais - pourrait faire que le ballon ressorte du but et que dans ce cas le score final serait difficile à établir.
Bon, bien sûr que la découverte des ondes gravitationnelles en attendant les hypothétiques gravitons serait une découverte fondamentale ... mais y-a-t-il urgence et ne peut-on attendre le 22 ième siècle où la navigation spatiale sera plus facile ? ... sauf si le progrès fut un mythe et que tout sera par terre.
Au fait ce sondage s'adressait à qui ?
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@Space Opera a écrit:Il ne faut pas confondre un problème de communication et un problème de science. Ce n'est pas la faute aux missions si les gens se désintéressent du spatial, mais la faute à nos politiciens, à nos parents, à nos profs, à l'organisation de l'ESA, aux budgets assignés au long terme en Europe, etc. Si les rares missions qu'on lance ont pour but principal d'intéresser le public au détriment d'intérêts scientifiques, nos labos vont rapidement pouvoir fermer leurs portes. Et c'est bien dommage, puisque c'est avant tout pour eux qu'on lance des missions.
Nous sommes bien d'accord sur le fond du problème, qui est le "peu" de moyens accordés au spatial en Europe. Bien sûr c'est très relatif, d'autres domaines souhaiteraient avoir le budget de l'ESA, mais je dis cela dans le sens "pour faire un peu de tout".

Mes propos ne visent pas à discréditer les missions de haut niveau scientifique "auxquelles les gens ne comprennent pas grand chose" (au contraire), mais de prôner la réalisation de missions alliant l'utile à l'agréable. Sur le plan technologique mais aussi encore scientifique, un atterrisseur/rover sur la Lune, ça a non seulement des avantages, mais pour le grand public, ça a aussi de l'allure (bon, il est vrai qu'un mois après, il n'en a plus rien à carrer... 🇳🇴  ). Il est malheureusement vrai que de telles missions sont rarement celles qui ne rapportent pas de belles photos d'un coin lointain du Système solaire.

Enfin, espérons que les sélections des futures classes M pourront diversifier les choix globaux de l'ESA.
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@Giwa a écrit:Les conditions et les moyens n'étaient pas les mêmes dans les temps de Galilée, de Newton ou de Lavoisier ... quoique pour ce dernier les temps se transformèrent et lui avec ! 
A ces époques il fallait appartenir soit à la noblesse, soit au clergé (en sachant louvoyer un peu pour éviter le bucher) ou alors être parrainer par des mécènes et les recherches se faisaient sur deniers privés.
Ceux que j'avais cité (Maxwell, Newton ou Navier) étaient universitaires, et n'ont pas eu recours ni au mécénat, ni à des fonds privés. Ils étaient professeurs et chercheurs dans des universités publiques.

Quand on remonte plus loin dans le temps, avant le 19è siècle, on tombe plutôt sur des scientifiques qui travaillent dans des cours royales ou pour de grands seigneurs, ce qui se rapproche quand même de ce qu'on appellerait aujourd'hui le "domaine public", car issu directement des impôts.

A aucune période (au cours des 4 derniers siècles allons-nous dire) l'opinion du peuple n'a été déterminante pour orienter les choix de recherche fondamentale. Elle a parfois eu une incidence indirecte dans des cas très spécifiques, mais pas certain que la bourgeoisie londonienne aurait été bonne conseillère auprès de Newton. Heureusement, la science est globalement restée aux mains des scientifiques.
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@Space Opera a écrit:Ceux que j'avais cité (Maxwell, Newton ou Navier) étaient universitaires, et n'ont pas eu recours ni au mécénat, ni à des fonds privés. Ils étaient professeurs et chercheurs dans des universités publiques.

Quand on remonte plus loin dans le temps, avant le 19è siècle, on tombe plutôt sur des scientifiques qui travaillent dans des cours royales ou pour de grands seigneurs, ce qui se rapproche quand même de ce qu'on appellerait aujourd'hui le "domaine public", car issu directement des impôts.

A aucune période (au cours des 4 derniers siècles allons-nous dire) l'opinion du peuple n'a été déterminante pour orienter les choix de recherche fondamentale. Elle a parfois eu une incidence indirecte dans des cas très spécifiques, mais pas certain que la bourgeoisie londonienne aurait été bonne conseillère auprès de Newton. Heureusement, la science est globalement restée aux mains des scientifiques.
D'accord , on peut même citer au début du XX, Einstein au bureau des brevets Suisse .

Le problème , c'est que maintenant les Sciences fondamentales demandent des moyens de plus en plus conséquents et qu'il faut faire un choix dans les priorités ... et que les impôts et les taxes même écologiques   ;)  ne se lèvent pas sans que le bon peuple ne se fasse entendre par les médias : les temps changent !
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@Space Opera a écrit:Ceux que j'avais cité (Maxwell, Newton ou Navier) étaient universitaires, et n'ont pas eu recours ni au mécénat, ni à des fonds privés. Ils étaient professeurs et chercheurs dans des universités publiques.

Quand on remonte plus loin dans le temps, avant le 19è siècle, on tombe plutôt sur des scientifiques qui travaillent dans des cours royales ou pour de grands seigneurs, ce qui se rapproche quand même de ce qu'on appellerait aujourd'hui le "domaine public", car issu directement des impôts.

A aucune période (au cours des 4 derniers siècles allons-nous dire) l'opinion du peuple n'a été déterminante pour orienter les choix de recherche fondamentale. Elle a parfois eu une incidence indirecte dans des cas très spécifiques, mais pas certain que la bourgeoisie londonienne aurait été bonne conseillère auprès de Newton. Heureusement, la science est globalement restée aux mains des scientifiques.
En effet, Newton était universitaire (du XVIIIème, pas du XIXème), et lorsque je parlais de fonds propre ou de mécènes, je pensais aux savants plus anciens.
Toutefois, Newton n'a pas consommé des millions de dollars pour ses recherches et ses découvertes : à part son salaire, il n'a eu besoin de rien d'autre.

Lorsque L'ESA dépense des millions d'euros qu'elle pique aux contribuables, on est à une autre échelle, et il serait normal qu'elle commence au minimum par justifier de l'utilité de ses missions (et personnellement, en tant que contribuable et astronome amateur, avec un bagage scientifique non nul, je ne vois aucun intérêt pratique, à leurs missions).

Ensuite, elle pourrait, au minimum, proposer plusieurs type de missions, avec leurs justifications, et tenir compte un minimum de l'avis des-dits contribuables.

Il me semble que la NASA a un comportement nettement plus participatif et transparent à ce niveau.

Et pire que tout, malgré leurs choix "dictés par des intérêt scientifiques", l'ESA est quasiment systématiquement à la remorque de la NASA (quand c'est pas de Roscomos), pour ne pas dire à la ramasse par rapport aux autres pays en terme de recherche et de résultats.

Quoiqu’il en soit, se débat est sans fin, car tu défendras indéfiniment l'ESA et son comportement autoritaire et non démocratique, en trouvant ça normal (j'ignore à quel point tu es liés à eux), et évidement, je ne changerai pas d'avis non plus.
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@Akwa a écrit:et personnellement, en tant que contribuable et astronome amateur, avec un bagage scientifique non nul, je ne vois aucun intérêt pratique, à leurs missions
Il est temps de faire des études un peu plus sérieuses alors.

@Akwa a écrit:Lorsque L'ESA dépense des millions d'euros qu'elle pique aux contribuables
Ca, c'est la meilleure.

@Akwa a écrit:Ensuite, elle pourrait, au minimum, proposer plusieurs type de missions, avec leurs justifications
C'est ce qu'elle fait: un dossier de plusieurs dizaines de pages pour chacune des dizaines de missions proposées, je ne vois pas ce que tu veux de plus...

@Akwa a écrit:Et pire que tout, malgré leurs choix "dictés par des intérêt scientifiques", l'ESA est quasiment systématiquement à la remorque de la NASA (quand c'est pas de Roscomos), pour ne pas dire à la ramasse par rapport aux autres pays en terme de recherche et de résultats.
C'est faux, le retour sur investissement est très honorable sur la science fondamentale en Europe. Planck, Herschel ou le LHC ne sont pas américains à ce que je sache. Et tout ça avec infiniment moins d'argent.

@Akwa a écrit:Quoiqu’il en soit, se débat est sans fin, car tu défendras indéfiniment l'ESA et son comportement autoritaire et non démocratique
Si l'ESA est non démocratique, donne-moi le nom d'une seule agence gouvernementale qui l'est.

@Akwa a écrit:évidement, je ne changerai pas d'avis non plus.
Tout est dit alors, continue à t'indigner dans ton coin alors.
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Comme je l'évoquais dans un autre sujet, pour ceux qui pensent (à tort) que le processus de sélection est opaque, sans justification, ou encore que les missions étudiées ne sont pas variées, je vous suggère de décortiquer les propals des scientifiques qu'étudie l'ESA pour les prochaines L2 et L3 :

https://www.forum-conquete-spatiale.fr/t3565p60-les-missions-candidates-pour-la-cosmic-vision-2015-2025#290295
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@Griffon a écrit:que les missions étudiées ne sont pas variées
Si tu fais référence à mes propos, tu ne m'as peut-être pas bien compris : je ne regrette pas que les missions étudiées ne soient pas variées, mais que les missions de domaines différents concourent ensemble, ce qui mène parfois, effectivement, à une sélection peu variée.

Cela paraîtrait plus approprié de faire une sélection astronomie / physique fondamentale et une autre exploration du Système solaire. M'enfin chacun a son avis là-dessus, et chacun pense comme il le veut comment devrait être les processus de sélection.

Concernant le lien avec le grand public, je constatais que les missions d'exploration du Système solaire avaient bien plus d'audience que celles d'astronomie et beaucoup plus que celles de physique fondamentale, le tout à l'exception de Hubble et Planck (récemment). D'où ma suggestion de prendre en compte l'aspect "drain de futurs scientifiques" (mais bon, d'après ce que j'ai récemment lu, il semble parfois que la science soit peu encline à considérer plus avant les potentiels futurs scientifiques) parallèlement à la certitude de faire de la science de haut niveau à côté.

J'avais déjà consulté précédemment le lien, il ne me semble pas que son contenu soit incompatible avec mes propos.

edit
On va me rétorquer que la mission L1 choisie est JUICE, à destination de Jupiter. Mais ça n'enlève rien à mon propos d'éventuelle parité entre les domaines au cours de la sélection.
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MarsSurfaceWanderer a écrit:
edit
On va me rétorquer que la mission L1 choisie est JUICE, à destination de Jupiter. Mais ça n'enlève rien à mon propos d'éventuelle parité entre les domaines au cours de la sélection.
Les différentes "catégories" de scientifiques savent aussi défendre leurs domaines.
Je crois qu'un équilibre finit par s'établir. Il faudrait pour le prouver (ou le contredire) un recensement des différentes missions réalisées ou en passe de l'être dans les catégories,Large,Medium, Small depuis maintenant quelques décennies.
Se baser seulement sur le dernier choix pour L2 et L3 (qui n'est pas encore officiel) et en tirer des conclusions (forcément partielles) ne serait pas très scientifique.
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@montmein69 a écrit:Les différentes "catégories" de scientifiques savent aussi défendre leurs domaines.
Je crois qu'un équilibre finit par s'établir. Il faudrait pour le prouver (ou le contredire) un recensement des différentes missions réalisées ou en passe de l'être dans les catégories,Large,Medium, Small depuis maintenant quelques décennies.
Montmein69, tu aurais toute ta place sur une célèbre radio monégasque, où les commentateurs affirment que "sur une saison, les erreurs d'arbitrage s'équilibrent". :lol!:

@montmein69 a écrit:Se baser seulement sur le dernier choix pour L2 et L3 (qui n'est pas encore officiel) et en tirer des conclusions (forcément partielles) ne serait pas très scientifique.
Je propose seulement une sélection basée sur une dichotomie des missions selon leur domaine, ce qui éviterait de se priver pendant 20 ans de celui pour qui la mission n'a pas été retenue. Et puis tu sais, la science, dans ce genre de décisions... :iout:
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Missions spatiales en 2030 : résultat du vote.
 
3000 votes en un peu moins de trois semaines.
 

http://www.cieletespace.fr/node/11094


[sondage] Quelle mission spatiale lanceriez-vous dans 20 ans ? - Page 3 Result10
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MarsSurfaceWanderer a écrit:Montmein69, tu aurais toute ta place sur une célèbre radio monégasque, où les commentateurs affirment que "sur une saison, les erreurs d'arbitrage s'équilibrent". :lol!:
Il doit être difficile de recenser les "erreurs" d'arbitrage (en défaveur, en faveur) pour chaque équipe et sur toute une année.

Retrouver la liste des missions L,M,S et décompter quels domaines elles concernent doit l'être moins.
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Je trouverais domage, comme le sous entend l'article que l'Europe choisisse pour 2028 et 2034 deux missions d'observation. Cela veut dire aucun atterisseur avant 2045 our 2050, nous aurons "seulement" ExoMars en 2018. Pus peut être une mission de retour d'echantillons dans la decennie suivante...

Un atterissague sur Titan serait vraiment exeptionel, rêvons jusqu'a la fin du mois!:cadeauesa: :cadeauesa:
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Comme prévu, dans le cadre de ses missions d'ampleur (Large), l'ESA a choisi Athena+ et eLISA comme mission L2 et L3 respectivement.

http://sci.esa.int/cosmic-vision/53259-esas-new-vision-to-study-the-invisible-universe

Infos sur ces missions : http://www.einstein-online.info/spotlights/eLISA et http://athena2.irap.omp.eu

Nous avons l temps : lancements prévu pour 2028 et 2034...
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Une interview de Frederic Nordlund, Head of the International Relations Department of European Space Agency (ESA) qui insiste sur l'idée de rechercher des collaborations scientifiques avec la Russie, la Chine, l'Inde, le Brésil.
On peut penser que dans la décennie à venir cela va se concrétiser.

http://voiceofrussia.com/2013_11_27/Mars-exploration-is-very-important-milestone-in-ESA-collaboration-with-Russia-for-space-program-expert-7793/
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A l'annonce de ces choix je n'ai pu m'empêcher de ressentir une certaine désilusion par la primauté donnée à l'astrophysique pure et dure.

Mes préférences allaient à l'exploration des deux derniéres planètes géantes de notre système (Uranus, avec ces satellites qui, après la surprise que fut Miranda, le seul qui fut survolé d'asser près par Voyager2, j'ai depuis toujours présenti qu'Ariel et Obéron nous réservent des surprises au niveau de celles d'Encélade, et Neptune et sa lune Triton qui représente une occasion en or d'étudier le représentant le plus proche de nous de cette famille de gros objects de la ceinture de Kuiper).
Mais soyons honnête avec le choix de JUICE pour la mission L1, la planétologie avait déjè été contemplée. De plus, on doit être réaliste sur ce type de mission lointaine qui nécéssiteront un ou plusieurs RTG, c'est à dire qu'il faudrait convaincre la force de frappe financière qu'est l'Allemagne pour avoir le budjet nécéssaire pour de telles missions, avec l'aspect rédhibitoire que constitue la phobie de tous ce qui est nucléaire pour eux.

Ces missions ne pourront donc se faire que sous forme d'une participation a des missions menées par des pays qui possédent cette technologie ou qui veulent la développer (USA, Russie et maintenant la Chine). Il est un fait que naviguer sur un lac de Titan serait un moyen formidable d'interesser le publique à l'exploration spatiale. Espéront que la Nasa retienne une mission semblable à celle qui a perdu la course contre INSIGHT pour une future collaboration avec l'Europe.

Mon autre choix était un telescope géant pour voir les planètes extrasolaires, que ce soit un hypertelescope inspiré des travaux d'Antoine Labeyrie ou un telescope infrarouge géant, car dans ce cas il aurait pu servir la planétologie mais aussi une large gamme de recherches dans d'autres domaines astronomiques et astrophysiques.
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Tout à fait d'accord avec Atlantis. Je regrette que l'ESA ait fait un choix de chercheurs purs et durs et n'ait pas au moins sur un des deux projets privilégié un choix plus porteur pour le grand public. Dommage car c'est le grand public qui finance quelque part l'ESA... La NASA l'a bien compris elle!!!
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chrisjx2011

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La NASA n'a surtout pas le même budget, difficile de comparer ce qui n'est pas comparable. Eux, ils peuvent lancer Curiosity sans sacrifier tout le reste, ce qui n'est pas le cas de l'Europe.
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Sur les trois missions L(arge) ... la première c'est JUICE .... qui va bien aller faire de l'exploration du système solaire du côté de Jupiter. Et en jouant avec des technologies "à la limite" de ce qu'on peut faire sans RTG.

Certes les deux autres mission sont plus branchées sur de la recherche fondamentale en physique et pour approfondir la compréhension de l'Univers.
Reste la possibilité de concevoir des missions supplémentaires dans le cadre de collaborations ..... avec bien sûr la question de savoir si l'ESA sera force de proposition .... ou se contentera de suivre.

Deux workshops programmés  avec la Chine en 2014 .... seront peut-être productifs ?
Spoiler:
ESA and CAS have agreed that the first step in this process is to promote the interaction between Chinese and European scientists who would be interested in responding to a joint call for proposals for such a mission.

The 1st Workshop will be hosted by NSSC in Chengdu (China) on 25-26 February 2014.

The goals of this workshop are to:

   Allow European and Chinese scientists to present ideas for cooperative missions, paving the way for potential partnerships.
   Provide to the community guidelines on the technical and programmatic constraints that need to be considered by potential proposers.

After this first workshop, scientists are encouraged to start discussions with potential counterparts, looking for potential shared interests towards a joint mission proposal.

The 2nd Workshop, to be organised by ESA-SRE in Europe (location to be decided) on 24-26 September 2014, will focus on:

   Presentations by joint European and Chinese teams on specific scientific objectives and early mission concepts to fulfil these objectives. These will allow ideas for potential joint missions to be further elaborated and scientific cooperation to be extended;
   Providing more detailed information on the technical and programmatic requirements that need to be fulfilled by the proposed missions and about the terms, conditions and planning for the forthcoming Call.

A few months after the 2nd Workshop ESA and NSSC would, if an agreement in this direction is reached between the two entitities, issue a joint Call for missions. The proposed missions would have to comply with a number of criteria (to be defined along the preparation process), such as:

   Proposals will have to be co-signed by two Co-PIs, one affiliated with an ESA Member State institution, the other with a Chinese institution;
   Proposals will have to explicitly demonstrate compliance with the joint mission profiles previously defined by ESA and NSSC (detailed definition of these profiles will be part of the proposal information package);
   Data policy will have to comply with ESA and NSSC rules;
   Joint scientific preparation and exploitation will be enforced: all stages (including the data exploitation) will have to be performed by joint teams. Data rights will have to be in all cases shared;
   Payload provision has to be open to both parties.
source : http://sci.esa.int/cosmic-vision/53072-esa-and-cas-planning-for-a-joint-mission/

A part les USA qui ont les compétences et les moyens financiers de poursuivre la conception de missions d'exploration complexes et couteuses (et qui ont donné des signes clairs qu'ils voulaient préserver leur "pré carré" dans ce domaine -cf leur retrait d'Exo-Mars -) je crois que les collaborations sont le seul moyen de préparer l'avenir.
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@Space Opera a écrit:La NASA n'a surtout pas le même budget, difficile de comparer ce qui n'est pas comparable. Eux, ils peuvent lancer Curiosity sans sacrifier tout le reste, ce qui n'est pas le cas de l'Europe.
C'est un cercle vicieux, ce que vous dites est totalement vrai, mais si les missions n'intéressent pas la population il n'y a aucune chance qu'elle puisse consentir à voir ses impôts partir dans une augmentation de budget.
Le plus dur reste donc de savoir dans quel sens le cercle tourne. :)
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Maurice

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En même temps, les politiciens sont très bien capables de dépenser de l'argent dans des choses qui n'intéressent pas la population. Je dirais même mieux: l'essentiel de la recherche française n'intéresse pas directement le commun des mortels, et pourtant on a des secteurs mieux pourvus que d'autres. Des secteurs techniques et scientifiques beaucoup moins médiatiques que le spatial récoltent davantage d'argent. Les budgets ne sont pas fonction de l'audimat et de l'applaudimètre, tout ça n'est qu'indirectement lié en réalité.
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Je vous invite sans agressivité aucune à me relire ou à ouvrir un dictionnaire, en français intéresser n'est pas synonyme d'être au spectacle. ;) 
Quand l'état français décide dans les années 50-60 de soutenir le secteur nucléaire français il y a un intérêt théorique pour la population, il s'agit officiellement de forger notre indépendance énergétique et de produire à bas coût. Ce sont donc des dépenses intéressantes pour la population française, mais ce n'est pas pour ça qu'on s'attend à voir tout le monde venir regarder les centrales tourner.
Par contre j'ai d'avantage de mal à trouver l'intérêt pour la population de mener des recherches sur l'étude de l'univers chaud et énergétique et la recherche des vagues de l'espace-temps.
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Maurice

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