Bilan de l'année spatiale 2008

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Message Mer 31 Déc 2008 - 8:19


Il serait intéressant d'avoir un graphique montrant le poids lancé par pays / fusée.

Pourquoi?
Un pays y qui lancerait une fusée par semaine avec à bord des plaques de plâtre serait donc le numéro un dans un tel classement, non? :suspect:
Ce qui compte c'est la nature des satellites lancés (et l'accès à l'espace en général). La Russie et la Chine lancent plus de satellites parce qu'ils ont du retard à ratraper par rapport à l'Occident; leurs satellites n'ont pas forcément la même durée de vie que les nôtres; et pour la Russie par exemple, l'orbite géostationnaire n'a que peu d'intérêt vu que cela ne couvre pas les hautes latitudes, d'où les orbites Molniya qui nécissitent plus de satellites pour avoir une couverture continue (pour les télécoms par ex). Donc la masse totale satellisée peu être trompeuse (le même argument peut donc également être fait pour le nombre de lancements).

Il faudrait trouver un autre critère.

Spaceman

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Message Mer 31 Déc 2008 - 9:20


@Spaceman a écrit:
Il serait intéressant d'avoir un graphique montrant le poids lancé par pays / fusée.

Pourquoi?
Un pays y qui lancerait une fusée par semaine avec à bord des plaques de plâtre serait donc le numéro un dans un tel classement, non? :suspect:

Vu le coût des lancements, on sait sans grande surprise que le payload est précieux (sauf peut-être une charge fictive pour un essai comme la Falcon)
Je voulais suggérer que le ratio masse/nb de lancements indiquait la capacité de satellisation et la présence de lanceurs puissants.
AMHA 25 lancements pour en tout 250 micro-satellites de 1kg ... cela n'est pas équivalent à un seul lancement double 10 t d''Ariane 5


Ce qui compte c'est la nature des satellites lancés (et l'accès à l'espace en général). La Russie et la Chine lancent plus de satellites parce qu'ils ont du retard à ratraper par rapport à l'Occident; leurs satellites n'ont pas forcément la même durée de vie que les nôtres; et pour la Russie par exemple, l'orbite géostationnaire n'a que peu d'intérêt vu que cela ne couvre pas les hautes latitudes, d'où les orbites Molniya qui nécissitent plus de satellites pour avoir une couverture continue (pour les télécoms par ex). .

Je ne crois pas que l'argument sur la durée de vie ou la nécessité de couvrir plus ou moins des zones soit à prendre en compte ici . Du moins je crois qu'on veut essayer de comparer la disponibilité des lanceurs, leur capacité de payload, leur fiabilité (signée par la satellisation réussie sur la bonne orbite) et la fréquence avec laquelle la puissance spatiale a été capable de les utiliser.

Donc la masse totale satellisée peu être trompeuse (le même argument peut donc également être fait pour le nombre de lancements). Il faudrait trouver un autre critère

Effectivement il doit être difficile de visualiser cela avec une seule "formule". Allez les matheux ... au boulot 🤡
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Message Jeu 1 Jan 2009 - 12:57


je ne sais pas si c'est le bon fil. bilan de l'europe spatial vu par la chine

Bilan-2008 - Espace : une année très riche pour l'Europe
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2008-12-28 14:13:01




Par Li Xuemei

PARIS, 27 décembre (Xinhua) -- 2008 marque certainement le retour de l'Europe dans la grande aventure spatiale, avec l'amarrage en février du laboratoire européen Colombus à la Station spatiale internationale (ISS), le lancement avec succès du premier véhicule de transfert automatique (ATV) européen, ainsi que la mise en place du deuxième satellite-test du système européen de navigation par satellite (programme Galiléo).

UNE ANNEE "TRES RICHE" POUR L'EUROPE SPATIALE
Columbus, premier laboratoire européen dans l'espace, a été lancé le 7 février 2008. Il permettra à l'Europe de réaliser des centaines d'expériences en micro-gravité, notamment dans les biotechnologies et la médecine, et de coopérer de façon plus étroite avec ses partenaires américain et russe.
"Cela est extrêmement important après douze ans de travail sur le programme (de construction de Columbus)", a commenté Alan Thirkettle, responsable de l'Agence spatiale européenne (ESA). "Nous possédons une partie de la station, et nous aurons droit d'y envoyer nos astronautes."
Si le lancement de Columbus apporte une contribution importante à l'ISS, l'installation de l'ATV a de son côté marqué une nouvelle étape dans la conquête européenne de l'espace.
L'ATV, vaisseau non-habité baptisé "Jules Verne" en hommage au célèbre écrivain de science-fiction français, avait été lancé le 9 mars à bord d'une fusée Ariane-5 depuis le cosmodrome de Kourou, en Guyane française. Il a acheminé 6 tonnes de fret vers l'ISS et est resté amarré à la station pendant cinq mois.
Au cours de sa mission, il a prouvé toute l'étendue de ses capacités: quatre rehaussements d'orbite de l'ISS afin de compenser les effets de la trainée atmosphérique, contribution au contrôle d'attitude de la station, une manoeuvre destinée à éviter une collision avec les débris d'un ancien satellite arrivé dans le voisinage du complexe orbital et, pour terminer, enlèvement de 2,5 tonnes de déchets de l'ISS.
"Avec l'ATV, l'Europe a franchi un nouveau pas dans le développement d'une capacité qui lui permettra d'acheminer en orbite du fret et des astronautes et de les redescendre sur Terre, et qui contribuera à définir l'avenir des vols spatiaux habités, depuis l'ISS jusqu'aux futures activités d'exploration", s'est félicitée Simonetta Di Pippo, directrice des vols habités de l'ESA.
Par ailleurs, Giove-B, deuxième satellite-test du système européen de navigation par satellite, a émis le 7 mai ses premiers signaux de navigation depuis l'espace et il testera, dans les années à venir, les technologies qui seront utilisées dans le système Galiléo.
La mise en place de ce projet, initié par l'UE et par l'ESA pour construire un système de navigation par satellite d'envergure mondiale, dont la couverture est deux fois de celle du système américain GPS, a été reportée de plusieurs fois en raison de problèmes techniques et financiers.
NOUVEAU PAS EN AVANT A PARTIR DE 2009
Une année "très riche" pour l'Europe spatiale, comme ce qu'a dit en début de 2008 Jean-Jacques Dordain, chef de l'ESA, l'Europe poursuivra ses efforts de la conquête de l'espace dans les prochaines années en participant à une série de missions spatiales, dont la mise en place des futurs projets de vols habités, de microgravité et d'exploration humaine, la recherche en sciences de la vie et en sciences physiques à bord de l'ISS par exemple, ainsi que les études de définition sur l'évolution d'un véhicule de transfert aller-retour.
Lors d'une réunion tenues fin novembre à La Haye (Pays-Bas), les ministres en charge des activités spatiales des 18 Etats membres de l'ESA et du Canada ont adopté quatre résolutions pour renforcer le rôle de l'Europe dans le développement et l'exploitation des applications spatiales.
Ces résolutions concernent notamment le rôle de l'espace dans la réalisation des objectifs de l'Europe au niveau mondial, l'augmentation du niveau de ressources pour couvrir les besoins des programmes de sciences spatiales et des activités de base de l'agence sur la période 2009-2013, le renouvellement de la contribution des pays membres de l'ESA aux coûts de fonctionnement du Centre spatial guyanais, port spatial de l'Europe en Guyane française, ainsi que l'évolution future de l'agence.
Les décisions représentent un nouveau pas en avant pour doter l'Europe des moyens de relever des défis d'envergure planétaire, elles démontrent également la détermination de l'Europe à investir dans les activités spatiales, secteur-clé qui "stimule l'innovation et la croissance économique, favorise l'indépendance stratégique et prépare l'avenir", selon les ministres.


http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-12/28/content_787593.htm
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[/quote] On se rappelle des difficultés pour trouver des investisseurs pour le système européen Galileo.
A ce moment banquiers et même industriels disposant de capitaux, n'avaient pas voulu investir (alors qu'il y avait une caution européenne sur la réalisation du projet). Vraisemblablement qu'à l'époque l'attirance vers des "investissements" sur des titres qui se sont avérés "pourris" ... ou des promesses mirobolantes façon Maddoff leur paraissaient plus lucrative.
Il ne faut pas trop chercher une logique d'investissement dans le tissu industriel et de formation de personnel qualifié européen ... c'est le profit facile et rapide (ou supposés être tels) par bricolages monétaires et spéculatifs qui leur semblaient le top du top. Triste modèle économique ... présenté comme le nec plus ultra :bounce1:

La derniere ministérielle de l'ESA a encore montré que ce sont les Etats qui financent .... et feront avancer le schmilblick ... le libéralisme à tout crin .... c'est pas la joie (comme aurait dit Henri Salvador) ... quant à le réguler et le moraliser ...

http://www.starzik.com/mp3/titres/C_est_Pas_La_Joie-555235.html[/quote]

Oh oui, lapidaire, mais je partage... :evil:
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Message Dim 4 Jan 2009 - 15:25


Les programmes spatiaux de la Russie, l’Inde et la Chine prennent leur envol
2 janvier 2009 - 19:34


2 janvier 2009 (LPAC) — Alors que l’Europe et les Etats-Unis s’engluent dans un crash financier sans fin dont ils ont construit pas à pas les conditions depuis une trentaine d’années, la Russie, l’Inde et la Chine redoublent d’ardeur dans leurs programmes de conquête spatiale.

Commençons par l’Inde. Le 8 novembre dernier, Chandrayaan-1, une mission spatiale de l’Indian Space Research Organisation, a mis pour la première fois en orbite un satellite autour de la Lune. Les principaux objectifs scientifiques de cette mission sont de cartographier la surface lunaire, d’analyser sa composition minéralogique, de chercher notamment la présence d’isotopes radioactifs qui permettront aux chercheurs de mieux connaître les origines de la lune, d’observer la glace d’eau dans les régions polaires qui sont en permanence dans l’ombre, de créer des cartes 3D de certaines régions lunaires et d’analyser des anomalies magnétiques à sa surface.

En 2008, l’Inde a aussi construit son premier satellite pour un client étranger, Eutelsat, un consortium européen.Au-delà de ses propres missions, ce pays lancera en 2009 des satellites pour Singapour, l’Italie, l’Algérie et les Pays Bas. Parmi les autres missions ambitieuses de ce pays,mentionnons le lancement d’un rover sur la Lune en 2012 et d’un véhicule spatial sur Mars en 2013. Mieux encore, en 2015, l’Inde prévoit d’envoyer des spationautes en orbite terrestre.

Le programme spatial russe a été aussi très ambitieux en 2008 avec 27 lancements et 39 prévus au total en 2009. Le 29 janvier devrait avoir lieu le lancement de Coronas-Foton (Complex Orbital Near-Earth Solar Activity satellite), un satellite conçu pour l’observation de l’activité solaire proche de la terre dont les principaux objectifs sont d’étudier 1) l’activité solaire, notamment les taches solaires, les éruptions, les éjections de plasma, afin de prévoir ces phénomènes ; 2) le transfert d’énergie depuis le noyau solaire vers sa surface, l’accumulation d’énergie dans la haute atmosphère, et son émission lors de phénomènes solaires transitoires ; 3) les propriétés des rayons cosmiques solaires, accélérés lors des éruptions et d’autres phénomènes, les conditions de leur apparition, leur propagation

dans le champ magnétique interplanétaire et leurs effets sur la magnétosphère terrestre ; et 4) les phénomènes sismiques à l’intérieur du noyau solaire à partir de l’observation des oscillations globales.

Enfin, la Chine finit son année avec un nouveau record de 11 lancements, dont le plus spectaculaire fut le lancement en Septembre du vaisseau spatial habité Shenzhou-7 – littéralement « vaisseau divin » — qui permit à un des trois taïkonautes du vaisseau de faire une sortie dans l’espace.

Notons enfin une tentative, très modeste il est vrai, de l’Europe de sortir de son coma spatial avec la décision des 27, en décembre dernier, d’accorder 10 milliards d’euros à certains projets plus ambitieux :

  1. renforcement de la participation européenne à la station spatiale internationale ;
  2. amélioration d’Ariane 5 qui devrait pouvoir emporter des satellites de 12 tonnes (contre 9 tonnes actuellement) ;
  3. le projet Exomars qui enverra un robot sur Mars capable de forer à 2 mètres de profondeur.



La NASA américaine fait face, quant à elle, à une crise existentielle que le nouveau président devra resoudre.

http://www.solidariteetprogres.org/article4981.html
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Message Dim 4 Jan 2009 - 15:39


@grysor a écrit:Alors que l’Europe et les Etats-Unis s’engluent dans un crash financier sans fin dont ils ont construit pas à pas les conditions depuis une trentaine d’années, la Russie, l’Inde et la Chine redoublent d’ardeur dans leurs programmes de conquête spatiale.
Cette remarque "orientée" décrédibilise malheureusement le reste de l'article, surtout que les 3 pays cités souffrent également beaucoup de la crise actuelle ...
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Message Dim 4 Jan 2009 - 18:50


Une remarque de Steph, concernant un message de gryzor sur le bilan 2008, lui fait dire :

Cette remarque "orientée" décrédibilise malheureusement le reste de l'article, surtout que les 3 pays cités souffrent également beaucoup de la crise actuelle ...

gryzor tire 3 acteurs du maelström 2008 en matière spatiale et économique : Russie, Inde, Chine.

Oui, à mon avis la citation est orientée puisqu'en terme de drame économique ces pays qui ont joué comme nous avec les mêmes règles ont perdu ou perdront de toute façon (un peu ou beaucoup ?).

Mais c'est vrai que la vitalité dont ils font preuve serait rassurante en matière spatiale si on les observe avec l'œil romantique d'un passionné d'astronautique.  Par contre, et on a déjà abordé ce fil, la vitesse à laquelle se fait ce développement laisse au moins les USA à l'abri à leur première place. Quand à l'Europe, gryzor lui reconnait qqs cartes à jouer qui font quelle n'apparait pas nulle même si je partage son sentiment. Oui, l'Europe est molle, où pour le moins n'est pas une locomotive compte tenu de son potentiel industriel, technique, scientifique, je n'ose plus parler de financier !

Si vous voulez connaître mon sentiment, je réagis à la lecture d'un article lu plus haut dans ce fil dont j'extrais, sans malice, un morceau même pas choisi :

Ces résolutions concernent notamment le rôle de l'espace dans la réalisation des objectifs de l'Europe au niveau mondial, l'augmentation du niveau de ressources pour couvrir les besoins des programmes de sciences spatiales et des activités de base de l'agence sur la période 2009-2013, le renouvellement de la contribution des pays membres de l'ESA aux coûts de fonctionnement du Centre spatial guyanais, port spatial de l'Europe en Guyane française, ainsi que l'évolution future de l'agence.../ L'article est Chinois, concerne l'Europe et a été envoyé par gryzor.

C'est un article qu'aurait aussi bien pu écrire un journaleux de la Pravda de la fin des années cinquante. Discours abscons, convenu, policé, bref emmerdant comme un discours politique. On en est pourtant là en 2008. Ça c'est la métrique européenne en matière d'activité spatiale !


Oui, à mon avis les USA peuvent se planter plusieurs fois encore dans leur choix spatiaux sans craindre de se retrouver avec l'équivalent d'une "Vanguard face à une R-7 civilisée". On en est pas là. Pour l'Europe croyez vous qu'il lui faudrait patienter des décennies pour envoyer un équipage sur la Lune dans un ensemble du genre Constellation si cela devenait nécessaire pour sa sécurité ? Bien sûr que non, cela irait vite s'il le fallait, mais non, malheureusement il ne le faut pas, ni aujourd'hui, ni demain matin.

Ceci dit l'Europe spatiale d'aujourd'hui est à l'image de notre système économique, "soyons très très modéré", affligeante. Non, je ne trouve pas que l'article de gryzor soit mauvais, accuser les anglo saxons de nous avoir fourvoyés dans ce modèle de société est une évidence, mais bon, il y a d'autres forum pour disserter de ce choix
de société, mais l'ignorer ici au fcs serait une faute. Ce serait une faute lorsque c'est à ce point énorme et que, sans parler de notre propre sécurité professionnelle, on puisse craindre pour l'activité spatiale européenne.

Attention, "craindre" ne veut pas dire "forcement" ; "Ouf, ah bon, je respire"...
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Je réagis à diverses contributions plus haut.

Je suis assez d'accord avec l'idée que l'Europe politique (j'entends celle qui décide) est molle. Loin de moins l'idée qu'il faudrait faire du volontarisme sans se soucier des buts, juste pour faire de l'activité et de l'emploi. Mais nos sociétés ont besoin d'entreprendre et de rêver. Je pense donc qu'on pourrait mener une politique à l'échelle européenne qui favorise science et recherche, progrès des connaissances et applications permettant une préservation/amélioration de l'environnement, c'est-à-dire à la fois des recherches sans but autre que la connaissance et des recherche à visée sociétale.

Mais clairement, il faut bien l'admettre, des difficultés empêchent ces politiques:

1) il manque l'ambition: les politiques ne croient pas à l'importance de la connaissance pour dynamiser la société
2) l'organisation économique actuelle du monde favorise, sans garde-fou, ce qui "rapporte", le rentable. Cela a permis des progrès significatifs mais semble commencer à atteindre ses limites potentielles. De nouveaux modes de fonctionnement et de responsabilité des acteurs doivent se développer. Le libéralisme "après mes dividendes le déluge..." avoue trop ses incapacités.
3) pour faire des politiques volontaires pour favoriser la recherche et la connaissance il faudrait que l'Europe se dote d'un système de décision politique et économique autre que celui actuellement utilisé. Clairement cela passe par un vrai gouvernement de l'Europe, quel qu'il soit en pratique, mais impliquant des abandons de souveraineté, des décisions prises à la majorité et non à l'unanimité. Cela choque mais c'est incontournable si on veut progresser dans le sens d'une plus grande responsabilité dans les actes européens.

L'espace est un cas intéressant vis-à-vis de ce que l'on discute ici: à la fois recherche appliquée à vocation sociétale (communications spatiales, TV par Sat, GPS...) et totalement recherche pure "pour la connaissance", au moins dans un premier temps (visites de mars et phobos, observation de la lune et du soleil, études gravitationnelles, astronomie lointaine...). Si on en reste sur la base d'un "on bouge pas trop" on continue comme avant, mollo sur la recherche qui rapporte pas facilement mais favorisons ce qui permet une activité, sans trop se soucier de ce que l'on produit, pour qui, comment, alors c'est un fait que l'Europe (et sans doute pas qu'elle) a du soucis à se faire quant à la possibilité d'assurer une vie décente à ses ressortissants.

L'Europe est frileuse et ne semble pas comprendre l'intérêt du développement scientifique sur le long terme et ce malgré les déclarations faussement enflammées des ministres. Et la querelle "habités" ou "automotiques" pouir l'exploration spatiale n'est même pas de la partie, car, par exemple, le budget en France de la recherche en général pour 2009 est encore en retrait par rapport aux années passées.

C'est toute l'activité scientifique qui va connaître une récession significative dans les mois à venir.

Ceci dit je ne suis pas certain qu'en Chine, en Russie ou en Inde ils mènent des politiques plus ambitieuses. Quoique quand même...
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Message Mar 6 Jan 2009 - 21:06


@patchfree a écrit:Je suis assez d'accord avec l'idée que l'Europe politique (j'entends celle qui décide) est molle. Loin de moins l'idée qu'il faudrait faire du volontarisme sans se soucier des buts, juste pour faire de l'activité et de l'emploi. Mais nos sociétés ont besoin d'entreprendre et de rêver. Je pense donc qu'on pourrait mener une politique à l'échelle européenne qui favorise science et recherche, progrès des connaissances et applications permettant une préservation/amélioration de l'environnement, c'est-à-dire à la fois des recherches sans but autre que la connaissance et des recherche à visée sociétale.

Mais clairement, il faut bien l'admettre, des difficultés empêchent ces politiques:

1) il manque l'ambition: les politiques ne croient pas à l'importance de la connaissance pour dynamiser la société
.

Suite à un formatage sauvage de mon PC, je n'ai pu reprendre le cours du forum que ce soir: Il s'en dit en 3 jours des choses sur ce forum! Pourtant, la plupart devraient retravailler, non?

Bon, soyons sérieux: je m'élève un peu contre ces propos de Pachtfree. C'est ceux de quelqu'un qui voit les choses à travers ses propres passions. A ce jeu, ou l'évolution va dans le sens de ses propres envies, et tout va bien, ou à l'inverse tout va mal. Je ne sais s'il existe un forum sur la physique des particules, mais s'il existe, on doit se prosterner devants les politiques européens d'avoir financé le plus grand collisionneur du monde. Les politiques ont fait des choix, ce ne sont peut-être pas les nôtres, mais pour autant, concernant le développement technique et scientifique de l'Europe, on ne peut pas dire qu'elle soit à la traine.... Qui fabrique des centrales nucléaires à peu près sûres? Qui fabrique le plus gros avion civil du monde? Quelles sont les voitures en vogue en ce moment: les européennes ou les américaines? Les progrès sur les techniques propres sont beaucoup plus en avance de ce côté de l'Atlantique. Quand aux grandes écoles, les Européens n'ont pas à rougir devant leurs homologues américaines. Arrêtons donc cette auto-flagellation permanente

Par contre, à propos d'espace, là, effectivement....

Cordialement
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Message Mar 6 Jan 2009 - 23:32


@Lunarjojo a écrit:
@patchfree a écrit:Je suis assez d'accord avec l'idée que l'Europe politique (j'entends celle qui décide) est molle. Loin de moins l'idée qu'il faudrait faire du volontarisme sans se soucier des buts, juste pour faire de l'activité et de l'emploi. Mais nos sociétés ont besoin d'entreprendre et de rêver. Je pense donc qu'on pourrait mener une politique à l'échelle européenne qui favorise science et recherche, progrès des connaissances et applications permettant une préservation/amélioration de l'environnement, c'est-à-dire à la fois des recherches sans but autre que la connaissance et des recherche à visée sociétale.

Mais clairement, il faut bien l'admettre, des difficultés empêchent ces politiques:

1) il manque l'ambition: les politiques ne croient pas à l'importance de la connaissance pour dynamiser la société
.

Qui fabrique des centrales nucléaires à peu près sûres? Qui fabrique le plus gros avion civil du monde? Quelles sont les voitures en vogue en ce moment: les européennes ou les américaines? Les progrès sur les techniques propres sont beaucoup plus en avance de ce côté de l'Atlantique.
Par contre, à propos d'espace, là, effectivement....


Des centrales nucléaires à peu près sûres? Ah bon il existe des centrales nucléaires comme ça?! Par principe la centrale nucléaire n'est pas sûre.
Le plus gros avion civil? Ce serait positif ça? Pour l'environnement peut-être?... Hum il y a pas plus polluant qu'un avion (si deux).
Les voitures européennes? Mais combien de temps va-t-on attendre encore que les constructeurs européens développent en masse les voitures électriques?

T'as tout faux Lunarjojo. L'Europe n'est pas à la traîne je te l'accorde sans peine, mais on peut pas dire qu'elle soit moteur. Or c'est cela qu'on attend d'elle, pas qu'elle répète les erreurs outre-atlantiques comme la Chine ou l'Inde, n'est-ce pas? L'Europe devrait montrer la voie, tirer le reste du Monde vers le meilleur. Je sais je demande beaucoup. Mais pour moi ce serait ça l'intérêt de la politique: des décisions courageuses, novatrices pour un nouveau développement en harmonie avec la nature.
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